Sirénade

Sirénade

Quand Sirénade vient bercer les matelots dans leur hamac,
Ceux-ci plongent à poings fermés dans les bras palmés de Morphée
Dont les dents viennent transpercer les rêves tendres qui s’estomaquent
De d’être laissés enfermer, obligés de crier forfait.

Gare à qui entendra le chant de Sirénade l’endormeuse
Car il n’ se réveillera plus, prisonnier des pires mensonges.
À l’heure du soleil couchant, faites attention à la charmeuse
Car si sa chanson vous a plu, vous serez perdus dans ses songes.

Je l’ai écoutée une fois et j’ai chuté longtemps, longtemps
Comme une Alice poursuivant un lapin blanc dans les abysses.
Je l’avais écrit toutefois à l’encre d’un petit remontant
Qui m’a ramené droit devant le seuil des cauchemars propice.

Tableau de Liselotte Eriksson.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *