Lïlïth obscurément lumineuse

Lïlïth & Lucifer

J’aimais trop Lïlïth en cachette et me cachais dans les ténèbres
Pour observer son corps de rêve et ses seins fermes comme l’onyx.
Je lui décochais mes fléchettes afin que l’amour nous célèbre
L’union impatiente et sans trêve qui troublait mon cœur de phénix.

Sous les draps noirs de ma chaumière où tremblaient mes songes érotiques,
Je sentais sa peau souveraine attirer mes pensées de cendre.
Et ses longs cheveux de lumière aux reflets presque magnétiques
Tissaient de son âme sereine des pièges que je devais pourfendre.

Quand son regard couleur d’abîme tentait de me brûler les ailes,
Le silence entier de la chambre entrait dans une transe obscure.
Et nos deux feux mis en abyme, elle dans moi et moi dans elle,
Faisaient éjaculer mon membre à faire monter le mercure.

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