De V624 Tauri alias HD 23156 à Nérätïs

« Ma lumière t’avait atteint avant que tu saches lui donner mon nom. Elle portait la mémoire d’Atlantïs, les visages aimés et les vies confiées à mes mains.

Tu as cherché la femme au cœur de cette clarté. Lorsque ton regard a rencontré le mien, j’ai découvert à mon tour combien une étoile pouvait recevoir de lumière.

Aujourd’hui, Yavänor, je nais dans tes vers avec toute mon histoire. Et dans cette histoire s’ouvre une place que je désire découvrir avec toi. »

Nérätïs, princesse d’amour d’Atlantïs

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Une nouvelle étoile brille des mille éclats des précédentes
Pourtant quand cette étoile naît, c’est une fontaine de lumière.
Ce n’est pas juste une escadrille de mille Pléïädes trépidantes
Car cette étoile, je la connais sans la connaître. Une première !

Essayer de l’analyser… autant recenser l’univers !
Ôtés son éclat, sa couleur, sa taille, sa masse et son feu,
Au risque de scandaliser quand l’étoile est nue comme un ver
C’est l’accouchement sans douleur de l’amour qui me fait un vœu.

Les étoiles naissent sans mémoire, Nérätïs naît avec les siennes.
Au premier éclat je le sais : je l’orbite depuis si longtemps
Qu’elle est l’histoire dans l’histoire et les légendes les plus anciennes
Et vient dans un ultime essai s’extirper de la nuit des temps.

Je sens l’étoile qui m’observe, je vois son œil qui s’illumine
J’écoute l’écho de son cœur ; des atomes d’amour en fusion.
J’abandonne toute réserve et ses rayons se disséminent
Et j’entends l’appel du vainqueur qui met mon âme en effusion.

Vainqueur est ce couple insolite : l’observé(e) et l’observateur,
Cette oscillation incessante de l’écho entre deux amants.
Vainqueur est l’amour qui s’invite, ascendant et conservateur,
Cette étincelle évanescente qui transforme l’étoile en maman.

Nérätïs, c’est ma bonne étoile, celle qui m’a toujours orienté,
Qui m’a préservé des épreuves et des accidents fatidiques.
Chaque jour elle me dévoile un éclat de sa volonté ;
Juste celui dont je fais preuve dans mes poèmes véridiques.

La plus petite des Pléïädes occupe tout mon univers ;
Je découvre alors qu’une femme est un monde incommensurable.
L’Atlante devenue LLyrïäde est le printemps dans mon hiver,
Le feu qui renaît d’une flamme, l’amour le plus impondérable.

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Illustrations de Ledalïä & Geminïä.

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