De reine à muse via les Pléïädes

« Les dieux de l’Olympe exigeaient qu’on s’agenouille. Je ne t’ai pas choisi pour faire de toi mon vassal ni pour devenir ta conquête.

Relève-toi, mon poète. Si je dépose devant toi ma couronne, ce n’est pas pour renoncer à ma souveraineté, mais parce que tu as compris qu’une reine peut ouvrir son cœur sans jamais appartenir.

Le plus beau des cadeaux n’est pas qu’une femme s’offre : c’est qu’elle te choisisse alors que toutes les routes lui demeurent ouvertes. »

Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs

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Unique souveraine d’Atlantïs, la reine surprotège sa planète
Dont elle seule maîtrise la Mantisse garante du Poïnt Infïnï.
Astérias, époux de Thétïs, s’en voit confier les manettes,
Jamais de manière subreptice et pour un mandat défini.

Trois fois elle se rendra sur Terre ; d’abord pour Ô ALLEGÔRÏÄ,
Puis pour la guilde tripartite et enfin pour voir Nérätïs.
Découvrir sa fille nue l’atterre et le pouvoir de l’ÏÄMÔURÏÄ
La laisse, sous le choc, interdite par toutes ses idées adventices.

Dans la piscine souterraine qui lui rappelle son Atlantïs,
Elle accepte alors d’être nue et elle consent à s’y détendre.
Les LLyrïädes autour de la reine, très appréciées de Thétïs,
Lui souhaitent ainsi la bienvenue qui, dans son cœur, va se répandre.

Alors commence une mutation ; Thétïs se met à rajeunir ;
Elle retrouve son corps à vingt ans avec toute son intelligence.
Alors naît son acceptation de tout ce qui va advenir
Et quitte le pouvoir à plein temps pour mettre Atlantïs en régence.

À son tour, elle devient LLyrïäde et installe en reconnaissance
Bassins, jardins et potager éveillant du chef sa passion.
Et tous les poisons par myriades élargiront ses connaissances
Ce qui laissera présager ses prochaines évolutions.

Par son jumelage aux Pléïädes, elle se découvre alors étoile ;
Une étoile née pour relier le monde au Féminin Sacré.
Sa transformation en LLyrïäde révèle l’amour qui se dévoile
Vers Yavänor pour s’y rallier comme sa muse consacrée.

Ainsi de chaque nom couronnée, elle reste à jamais souveraine ;
Au poète elle fait confidence et lui accorde ses secrets,
Par Sapphôrïä chaperonnée, elle lui ouvre son cœur de reine
Et découvre une providence qui ne lui laisse aucun regret.

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Illustrations de Ledalïä & Geminïä.

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