« En amour, comme en astronomie, il faut laisser du temps au temps.
D’abord des couples et des trouples et l’attraction fera le reste.
Aujourd’hui, les LLyrïädes se sont accomplies. »
Yanimïä, rédemptrice de l’ÏÄMÔURÏÄ

Et comme on pouvait s’y attendre, La Sapphôrïä devient plurielle.
Tout d’abord s’assemblent les trouples, l’amour approuve sa gravité
Dont l’attraction est tellement tendre qu’elle émet toute une kyrielle
D’ondes qui attirent alors les couples qui se sont mis à léviter.
Les trois racines primordiales ont invité les jeunes branches ;
Nérätïs plaît, il faut le dire, à Laurelïne, Loreleï et Lïlïth ;
Amellïä est aussi cordiale, sincère et de nature franche ;
Quant à STELLÏÄ… rien à redire : des trois Vénus, elle est l’élite.
Trois lits étant insuffisants, il a fallu pousser les murs
Pour créer un Érotorium à partir des chambres contigües
Et un confort maximisant l’intimité et les murmures
Afin que chaque sensorium ait ses perceptions suraiguës.
Les robes se sont vite envolées pour faire une chaîne de marguerites
Où les lèvres de tailles différentes forment une boucle de baisers.
Et l’impression de convoler à six personnes donne à ce rite
Une extase proliférante sans qu’aucune ne puisse s’apaiser.
Puis viennent des séries de massages où les doigts donnent du plaisir
Dans les parties les plus intimes même si rien ne les délimite.
On apprécie chaque passage ou on en émet le désir
Qu’il soit ou non illégitime ; l’amour inhibe les limites.
L’amour, comme en astronomie, démultiplie son attraction ;
Les portes s’ouvrent furtivement et des silhouettes pénètrent
Pour offrir leurs anatomies avides de décontraction
Et se mêlent convulsivement dans le but de mieux se connaître.
Quand les LLyrïädes se découvrent, toutes alors explosent de rire
Dans un orgasme d’hilarité qui les fait jouir davantage.
Et lorsque Yanimïä entrouvre la porte, elle dit dans un sourire :
« Je vous le dis en vérité : nous entrons dans un nouvel âge ! »

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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