Le corps s’ouvre au soleil dans un geste sacré,
Déployant les couleurs d’un esprit délivré.
L’or brûle sur la peau, la pourpre se déchaîne,
Effaçant la douleur et le poids de ses chaînes.
Au centre du néant, un bouton de ferveur
Éclot comme un calice dans cet instant rêveur.
La lumière jaillit en cercles de mystère,
Soulevant l’anima au-dessus de la terre.
L’âme n’est plus captive en sa prison de craie,
Elle danse au sommet d’un silence discret.
Dans l’orbe de ce jour, la vie est une flamme
Où le ciel tout entier vient s’offrir à la femme.
Tableau d’Elena Ray.
Laisser un commentaire