


Pas de sirène sur Jupiter car c’est une géante gazeuse
Mais, en revanche, ont pullulé une pléthore de femmes-papillons.
Elles frétillent en sagittaire en petites maîtresses oiseuses
Avec la tête campanulée et les oreilles en tortillons.
Les mâles, privés de moustaches, les confondent avec des boutons
Et passent des journées entières à leur tourner autour du pot.
Elles récoltent avec panache leurs poils laineux comme des moutons
Et, de ces poils, font la matière dont elles s’imprègnent alors la peau.
Lorsque la planète s’endort sous les tempêtes circulaires,
Elles replient leurs grandes ailes pour dormir dans la tache rouge.
Elles rêvent de ces grands condors dont le cou perpendiculaire
Peut les nettoyer avec zèle grâce au bec en forme de gouge.
Tableau de Frank Xavier Leyendecker.
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