« J’ai cru devoir abandonner ma pudeur.
Yanimïä m’a appris qu’elle ne dépendait ni de mes vêtements ni des fenêtres fermées.
Alors je les ai ouvertes.
Alinéor a compris le reste. »
Ledalïä, Archiviste et Illustratrice

Ledalïä paraît consternée et se confie à Alinéor :
« Je ne m’attendais pas du tout à pratiquer l’amour à trois !
Cela a profondément gêné mes crédos, mes confiteor
Et mon intimité ! » avoue-t-elle d’un air maladroit.
« Être nue devant Yanimïä ! Un cunnilingus imposé !
Et toi en train de la bourrer ! J’avais trop envie de pleurer.
Et voir la prude Ledalïä impudiquement exposée !
Mon orgueil ainsi labouré et toutes mes illusions leurrées ! »
« Oui ! J’ai pleuré à chaudes larmes ! Oui ! Je me suis sentie humiliée !
Mais Yanimïä m’a rassurée ; elle m’a parlé dans ma tête ;
Elle m’a dit de baisser mes armes, le cœur et le corps ralliés
Ainsi je réévaluerais le vrai sens de cette requête ! »
« Alors j’ai écouté mon corps mais j’ai eu honte du plaisir ;
Alors j’ai écouté mon cœur et me suis laissé attendrir ;
Alors j’ai senti cet accord sis entre prière et désir
Et je vous ai sentis en chœur et nos orgasmes retentir. »
« Si ma pudeur demeure intacte, la nudité n’est plus taboue
Et j’ai bien aimé rentrer nue même devant nos compagnons
Dont l’attitude respectable était, de plus, je vous l’avoue,
D’une courtoisie soutenue ainsi qu’un charme très mignon ! »
« Pourtant je reste un peu jalouse de savoir Yanimïä baisée
Par ton phallus qui m’appartient et que je ne peux partager.
Et me faire lécher la pelouse ne m’a pas vraiment apaisée
Et je pense que tu détiens le remède pour me soulager ! »
Sans dire un mot, Ledalïä monte à cheval sur son partenaire
Qui se cambre de tous ses membres, dont un particulièrement.
Et enfin Ledalïä surmonte toute pudeur réactionnaire
En faisant l’amour dans la chambre, fenêtres ouvertes au firmament.

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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