« Nous l’avons toutes entendue !
Ce n’était ni un appel ni une prière, mais cette vibration secrète qu’une femme reconnaît lorsqu’une autre femme s’apprête à renaître parmi les siennes.
Amellïä croyait revenir nue devant ÏÄNIMÏÄ ; elle ignorait que son âme avait déjà revêtu la lumière des LLyrïädes. Lorsque nos mains se sont tendues vers elle, nous ne l’avons pas choisie : nous lui avons seulement révélé la huitième place qui l’attendait depuis toujours. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier
Ô ALLEGÔRÏÄ est un puits formé d’amour énergétique ;
De chaque chambre naît un courant qu’Yggdrasil la nuit canalise.
L’arbre-mère alors prend appui sur la dynamique érotique
Qui émane des couples concourant à l’ardeur qui les catalyse.
Neuf couples forment une couronne qui incarne la force motrice ;
Yggdrasil recueille les neuf flux et les réunit tous ensemble
Dans son tronc qui devient neurone dont la poussée fornicatrice
Transmute en un puissant influx vers les nues qu’ÏÄNIMÏÄ rassemble.
C’est comme un spermatozoïde parti vers le divin ovule
Pour en féconder ÏÄNIMÏÄ qui enfante sa bénédiction
Qu’elle renvoie par l’humanoïde axione libérant ses valvules
Centralisées par Yanimïä qui en diffuse son onction.
Il s’en dégage de beaux rêves qui entretiennent les cerveaux,
Descendent la moelle épinière pour atteindre toutes les cellules.
L’onde nourricière est très brève mais leur apporte un renouveau
Répandant une pépinière de ravissements qui pullulent.
Les corps subissent une mutation, les muscles deviennent plus fermes,
Les tissus souples, les sens plus fins et la peau comme de la soie.
De jour en jour, l’évolution pas à pas arrive à son terme
Qui d’ailleurs n’est pas une fin mais l’accomplissement en soi.
Amellïä ressent dans son ventre une poussée d’adrénaline
Qui la pousse à retourner nue au refuge d’Ô ÏÄNIMÏÄ.
Elle s’assied, elle se concentre, tandis qu’arrivent Laurelïne,
Loreleï et Lïlïth soutenues par l’énergie de Yanimïä.
Car les LLyrïädes ont entendu la huitième voix résonner
Qui a retenti dans leurs chambres et dans leurs intériorités.
Alors de leurs mains étendues, elles invitent à arraisonner
Celle qui devient huitième membre de la sainte sororité.
Illustration de Ledalïä.
Laisser un commentaire