« Non seulement les sirènes se sont entichées de devenir templières mais elles se sont mises à l’ouvrage.
Le premier jour, elles évaluent la portée du travail.
Puis elles s’organisent avec leurs montures.
Constantïne et Loïrelïndt proposent leurs contributions. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

Loreleï, maîtresse-templière est digne de ses chevalières
Seins nus, chevauchant leurs silures comme montures appropriées.
Si hier leurs vœux se plièrent à se montrer peu cavalières
Aujourd’hui elles ont fière allure sans que l’on ait à les prier.
Et même Monsieur Constantïne est promu chevalier d’honneur
Et son palais est le symbole de ce nouvel ordre abyssal.
Sa corpulence éléphantine prédestinait avec bonheur
À faire partie de l’école avec son statut colossal.
Si les silures sont importants pour se déplacer au plus vite,
Il devient alors nécessaire d’en favoriser l’élevage.
On crée un haras supportant douze poissons-chats qu’on invite
À devenir les émissaires sans que ce soit un esclavage.
Loïrelïndt se propose à son tour comme jonction télépathique
Pour que la communication atteigne Ô ALLEGÔRÏÄ.
Parée de ses plus beaux atours dans une robe thématique
Qui lui donne l’habilitation reconnue de l’ÏÄMÔURÏÄ.
Première mission ce matin : la surveillance des vacanciers
Qui pour cause de canicule, se jettent à l’eau sans protection.
« Regardez-moi ces traîne-patins ! » lance Éôlïäne circonstanciée
Par tous ces nageurs ridicules qui friseraient l’hydrocution.
Finalement peu d’insensés à secourir dans la journée ;
Sans doute les premiers orages ont eu l’effet d’une douche froide.
Tous les silures sont encensés, félicités de leur tournée ;
On leur reconnaît du courage et l’on étrille leurs queues roides.
Dès le lendemain, on les dresse afin qu’ils deviennent autonomes ;
Ils effectueront les patrouilles avec responsabilités.
En cas de danger, ils s’adressent à Loïrelïndt, notre fantôme
Qui retransmettra sans embrouille toutes les éventualités.

Illustrations de Ledalïä.
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