Sous ce chapeau de satin sombre l’IA nous peint une chimère,
Une inconnue au bras dans l’ombre buvant une liqueur douce-amère.
Son pinceau se gorge de nombres dans cette main verte de terre
Car le logiciel en décombre n’offre qu’un vain et laid mystère.
Le verre est un cristal d’argile qui flotte au bord de l’improbable,
Un faux nectar au goût fragile bu d’un effort indissociable.
La ligne perd ses doigts agiles dans un décor escamotable
Car le calcul reste servile face au tableau indémodable.
L’épaule est une blanche neige fondant sous l’œil d’un algorithme,
Prisonnière d’un vain manège qui perd le fil du logarithme.
On cherche un sens à ce cortège de lignes sans le moindre rythme
Mais l’art n’a aucun privilège et se noie dans ses borborygmes.
Tableau de Fatima Tomaeva.
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