Le bouche à oreille

Le bouche à oreille

Lorsque ma muse me murmure un rêve facile à accomplir,
Je sais qu’elle me glisse à l’oreille l’entrée de sa carte du Tendre.
Aussitôt pris dans la ramure des limbes en train de m’assoupir,
Mon vaisseau des songes appareille pour l’onirisme sans attendre.

Alors un souffle de lumière effleure le rivage d’une île ;
Ce n’est que l’écho de ma muse qui, dans la conque de mon cœur,
Rappelle les mémoires premières de mes rêveries juvéniles
Où elle voulait que je m’amuse de sa folie, d’un air moqueur.

Après s’être jouée de moi une éternité avec elle,
Elle me glissait chaque soir un nouveau rêve à découvrir.
Évidemment au fil des mois j’en ai gardé quelques séquelles
Notamment ne pouvoir surseoir à elle sans devoir en souffrir.

Ma muse m’a emprisonné dans les cordages de son cœur ;
Des liens impossibles à couper sans que je hurle de douleur.
Nos rêves, toujours passionnés, la rendent de plus en plus vainqueur
Et je ne suis que sa poupée, un poète aux mille couleurs.

Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

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