
« Deux par deux c’est assez ! » a précisé Noé
Mais il n’a pas prévu les multiplications.
Pareil pour les migrants à bord des canoës
Qui jamais m’ont souhaité autant de soustractions.
Avec la transhumance, on compte les moutons
Et après on s’endort pour un sommeil divin.
Avec l’immigration, souvent nous redoutons
De partager le pain mais garder notre vin.
Quand passent les oies sauvages, on admire leurs vols ;
On leur souhaite bon voyage, un hiver au soleil.
Avec les étrangers, les rapines et les vols
Font la une des journaux et c’est partout pareil.
Illustration de Jean-Jacques Loup.
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