L’étreinte d’Octopussy

L’étreinte d’Octopussy

Loin d’être une dévoreuse d’hommes, Octopussy vit de l’amour
Qu’elle suce par les ventouses qui créent des rapports amoureux.
Hélas, pour le pauvre bonhomme qui la trouve assez peu glamour,
Et pour sa fuite que jalouse les tentacules langoureux.

Elle enlace ses proies en automne, par ses baisers de peau rugueuse
Sur chaque membre qu’elle ligote dans une étreinte impétueuse.
Le pauvre amant qui s’abandonne à cette danse voluptueuse,
Fait qu’en son cœur le désir flotte sous toutes ces caresses onctueuses.

L’étreinte rouge se resserre, étranglant lentement sa victime,
Dans une danse de colère qui l’entraîne au fond des abîmes.
Le sang se glace sous la serre de ce plaisir illégitime
Mais la détresse du pauvre hère la nourrit d’un contact intime.

Tableau de Trissa Tilson.

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