Encore une femme-serpent, à la séduction malicieuse,
Me promettant la connaissance sous réserve que je croque son fruit
Défendu par un vrai serpent à sa cheville pernicieuse
Qui commande l’efflorescence pour en supporter l’usufruit.
Car une fois goûté la pulpe juteuse du fruit défendu,
Durant neuf mois se développe le vrai pouvoir qui se déplace
Lorsque sortira de la vulve l’enfant qu’on avait attendu
Et que la mère – Merci Fallope – mettra sur le trône à ma place.
La connaissance n’est pas mourir ; la connaissance, c’est souffrir !
Souffrir de ne vivre sa vie que pour laisser l’autre grandir,
Savoir qu’il devra me nourrir juste le temps de découvrir
Qu’il donnera lui-même la vie pour voir sa famille s’agrandir.
Illustration de Didier Cassegrain.

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