



Nous avons bâti la maison qui accueille le familistère
Dans un paysage helvétique sur les rives du lac de Constance.
Laurelïne s’en fait une raison, Loreleï apprécie son mystère,
Lïlïth aime sa pharmaceutique et Ledalïä ses circonstances.
Et à l’instar d’Ô ÏÄMÔURÏÄ, chacun aménage sa chambre
Aux couleurs de son élément dont la maison est décorée.
Baptisée « Ô ALLEGÔRÏÄ », nom adopté par tous ses membres,
Sur un terrain isolément perdu entre lac et forêt.
Et le jour de la crémaillère, lorsque la table fut dressée
On entendit les murs vibrer et de la cave alors monter
Une voix aux accents de pierres qui nous fut alors adressée :
« Maintenant je suis calibrée et je ne serai que Bonté ! »
Après tout… qu’une maison s’exprime, ce n’est que de la domotique
Poussée comme pour Ô ÏÄMÔURÏÄ et c’est même assez rassurant.
D’ailleurs nous y gagnons en prime une présence théocratique
Qui se prénomme ALLEGÔRÏÄ avec intention s’adjurant.
« Je vous invite à visiter mes caves et mes souterrains ! »
Reprend la maison calmement avec une voix avenante.
Personne n’aurait hésité à suivre ce vœu souverain
Et tous se lever humblement vers une rencontre imminente.
« Mais qui a construit la maison ? » Demande Laurelïne impatiente ;
« Nous l’avons achetée à prix d’or grâce à Cristïäs, le faiseur d’or ! »
Avoue Lïlïth avec raison car l’affaire lui semblait presciente
Avec ses jolis corridors et son allure « conquistador » !
Des caves immenses s’ouvrent des portes vers les passages souterrains
Comme un véritable dédale partant au centre de la Terre.
La première impression qui porte, c’est un arôme d’air marin
Qui se diffuse entre les dalles avec un parfum de mystère.
Illustration de Ledalïä.
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