Le onze juin deux mil soixante quand leurs parents furent partis,
ÄLLÏÄ et STELLÏÄ descendirent dans les caves d’ALLEGÔRÏÄ.
Malgré une crainte angoissante, elles avaient en contrepartie
La voix de la maison leur dire : « Envol direct vers ÏÄMÔURÏÄ ! »
« As-tu la clef ? » demande ÄLLÏÄ ; « Assurément ! » répond sa sœur
« ALLEGÔRÏÄ finalement a bien voulu me la donner ! »
Dans la serrure… Alléluia ! la porte s’entrouvre en douceur
Et les deux filles résolument pénètrent un lieu abandonné.
À peine entrées, le Hub s’éclaire dans une lumière bleutée
ÄLLÏÄ a peur. Elle est inquiète mais sa sœur la tient par la main.
« Viens ! L’expérience va te plaire et, sans nos parents ameuter,
Nous allons dénouer notre quête sur leurs secrets d’ici demain ! »
« Prenons cette entrée ! » dit STELLÏÄ en lisant son plan griffonné
« ALLEGÔRÏÄ était très ferme : celle-là ; ni la première, ni la dernière ! »
« Je ne le sens pas ! » répond ÄLLÏÄ toute tremblante et chiffonnée
« Et si la porte se referme et nous y laisse prisonnières ? »
« Je le savais ! » s’exclame ÄLLÏÄ, « Regarde donc derrière nous !
La porte d’où nous sommes entrées a disparu et c’est le vide ! »
« Alors avance ! » répond STELLÏÄ, « Inutile de pleurer à genoux
Restons ensemble et concentrées et cesse ce regard livide ! »
Or devant elles, deux chemins leur montrent deux portails possibles…
« Comment savoir quel est le bon ? » dit ÄLLÏÄ marchant à tâtons,
Avançant prudemment sa main tirée par une force ostensible
Tandis que STELLÏÄ par rebond disparaît dans l’autre fronton.
ÄLLÏÄ devient toute transparente et tout son corps se cristallise
Mais deux étoiles la rassurent et lui ouvrent un ciel vespertin…
STELLÏÄ sent la force serrante d’un corps neuf qui se métallise
Et la revêt comme une armure vers un avenir incertain…
Illustration de Ledalïä.
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