Le Rite d’Appariement

Le Rite d’Appariement

J’ai dit adieu à mon passé et les LLyrïädes rencontrées ;
Elles ont déshabillé mon âme, ôté les nombreux formatages
De chaque existence passée à trouver la porte d’entrée,
L’une avec ses petites flammes, l’autre par ses grandes eaux sauvages

Laurelïne mon sexe, Loreleï mon cœur, Lïlïth mon ventre et mes entrailles ;
Ledalïä mes yeux et mes mains laissant aux autres les parties
Qui convienne au cristal majeur une fois passé la muraille
Et emprunté le long chemin d’un baptême en contrepartie.

Geminïä a pris mon esprit, ÄLLÏÄ mes os cristallisés ;
STELLÏÄ s’est réservé mon sang et l’ÏÄMÔURÏÄ a pris le reste.
Si mon corps a payé le prix d’une absorption légalisée
Mon âme détient le lien puissant dont Yavänor est l’Almageste.

Au plus secret de ma personne, Lïlïth a pris mon centromère
Et l’a fixé, vaille que vaille, sur la semence d’Irénée ;
L’étalon dont le nom résonne avec l’ancien amant primaire,
Père de Laurelïne et Loreleï et c’est ainsi que je suis né.

Ainsi comme l’eau et le feu, je vis une double existence ;
Yavänor-l’ancien l’initié – Yavänor-le-jeune incarné.
On peut penser ce que l’on veut de cette étrange consistance…
J’y vois un signe d’amitié sans pour autant m’y acharner.

Yavänor-le-jeune naîtra prochainement selon Lïlïth
Dont le récit et ses annexes trouveront un nouveau chroniqueur.
Yavänor-l’ancien connaîtra de l’amour ses plus belles élites :
Laurelïne dévoreuse de sexe et Loreleï, ogresse de cœur.

La nuit je rêve dans la matrice de l’univers de l’ÏÄMÔURÏÄ ;
Je me réveille chaque matin entre mes deux aventurières.
Ma liturgie initiatrice me conduit vers l’ALLEGÔRÏÄ
Le but que j’ai enfin atteint grâce à mes ïämoguerrières.

Illustration de Ledalïä.

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