
Celui qui rêve reconnecte son âme à la divinité
Et la nuit accomplit son rôle auprès des sources vénérées.
Mais à qui alors se connecte la fille de nos deux déités ;
Est-ce que son don de parole de Dieu doit être régénéré ?
Les rêves suivent le nucléon de l’Octaèdre, à l’épicentre ;
Observons-en les flux montants et descendants de ce réseau !
Voici les rêves d’ORPHÉÔN et Ledalïä qui s’y concentrent ;
Eux sont branchés depuis longtemps à Cupidon, l’Amoroso.
Yavänor, Laurelïne et Loreleï mêlent leurs songes intriqués
Qui partent droit vers les Pléiades en direction du Poïnt ZérÔ.
Quant aux rêves de Yanimïä, ils paraissent tous imbriqués
Avec l’ensemble des LLyrïädes, leurs héroïnes et leurs héros :
Une tornade chaude et blanche, respiration de l’univers.
Les étoiles ne scintillent plus mais allaitent les galaxies
De nébuleuses en avalanches gorgées du lait des trous de vers
Qui coulent en fleuves d’absolu émergeant en catallaxie.
J’accueille tous les voyageurs, vieux soldats et enfants perdus ;
Ceux qui n’ont ou ne sont plus rien, ceux dont la honte est d’avoir faim,
Ceux dont le destin ravageur a laissé le cœur éperdu,
Laissés pour compte, voleurs, vauriens, victimes des guerres sans fin.
Je rêve qu’on s’aime les uns les autres mais pas pour sa seule famille ;
Qu’on s’aime avec les étrangers, différents et complémentaires.
Et qu’on s’accouple les uns les autres, qu’on ait des garçons et des filles
Qui partagent et viennent échanger leurs racines héréditaires.
La solution n’existe pas ? Non, car il faut laisser du temps
Pour que l’univers nous prépare cet avenir dont nous rêvions.
Alors partageons ce repas, embrassons-nous là dans l’instant
Et si le présent nous sépare, fasse Dieu que nous nous retrouvions.

Illustrations de Ledalïä.
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