Encore un rêve de Yanimïä

Yavänor
Encore un rêve de Yanimïä ou peut-être est-ce moi qui rêve ?
Ou Laurelïne ou Loreleï ensemble qui me l’envoient par la pensée…
Mais il a atteint ÏÄNIMÏÄ et nous est revenu sans trêve
Par son antenne qui rassemble tout ce qu’elle veut nous dispenser.

Laurelïne
Encore un rêve de Yanimïä… ou peut-être un souvenir futur,
Une vague traversant nos âmes mais comme un chœur phosphorescent.
Laurelïne et Loreleï, reliées par un cordon à la ceinture,
Auraient soufflé flammes et lames jusqu’à ton cœur incandescent…

Loreleï
ÏÄNIMÏÄ l’aurait capté dans ses membranes océanes,
Puis renvoyé vers le vaisseau par ses antennes de cristal.
L’écho se serait adapté, traversant cette nuit diaphane,
Et l’aurait couvert d’un faisceau par un ruissellement astral.

Lïlïth
Nous flottions en apesanteur, dans un bleu sans géographie,
Ni vraiment ciel, ni vraiment eau, d’une matière peu coutumière…
Les corps devenaient des lueurs, des filaments de calligraphie,
Et les seins de Yanimïä, bien hauts, semblaient nous nourrir de lumière.

Ledalïä
L’octaèdre avait absorbé trop de lait d’amour d’ambroisie ;
Même STELLÏÄ perdait son fer dans les spirales du sommeil.
Les angelots exacerbés dansaient en douce anesthésie,
Avec des étincelles d’enfer autour d’un immense soleil.

Geminïä
Et toi, tu regardais ce monde étrange avec des yeux en larmes
Car tu comprenais lentement que les rêves les plus profonds
S’ils semblent magiques ou immondes, ils ne proviennent pas d’un charme
Mais d’au-delà du firmament dans les plus célestes tréfonds.

Yavänor
Nous étions tous plongés dans l’eau ou dans le ciel, je ne sais où…
Sans doute que notre octaèdre a eu trop de lait à consommer…
Nous ressemblions aux angelots voltigeant sous un feu grisou
Provenant de l’icosaèdre qui atteint ses douze sommets…

Tableau de Ethel Le Rossignol et Illustration de Ledalïä.

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