Naturisme sauvage

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Quand le naturisme sauvage s’empare des plages bretonnes,
Les femmes semblent vulnérables… oui mais… ce n’est qu’une illusion
Car les enfants galactophages surveillent leur source gloutonne
Et protègent leurs mères vénérables des suce-à-rac à profusion.

Ailleurs, du haut de leurs rochers, les gendarmes sont mal à l’aise.
Comment peut-on verbaliser tantes et cousines germaines ?
Ils font semblant de s’approcher, croyant déclencher un malaise
Parmi les seins scandalisés devant les flics qui se ramènent.

Mais la marée au flanc d’ébène, déferle en d’immenses couronnes ;
Le sel efface les PV, les gardiens perdent l’adhésion.
Dans cette liberté sans peine, où la pudeur enfin s’étonne,
On voit le sable se lever, pour y masquer toute intrusion.

Le vent se moque des képis, le grand large reprend ses droits ;
La chair n’est plus un interdit, mais l’éclat pur de l’existence.
Le soleil offre son répit, les seins ne sont plus à l’étroit
Et, sans soutien-gorge étourdi, savourent en paix leur jouissance.

Tableaux de Birgit Megerle.

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