
Éôlïäne, toujours étonnée, vit alors sortir du bassin
Une créature improbable, ni végétale ni animale,
Mais qui semblait lantiponner comme un dieu qui cherche ses saints
Parmi les chimères incroyables… bref une créature anormale.
Mais l’Enfant des deux infinis, forces négatives et positives,
Qui a, les dieux, réconciliés n’est vraiment neutre pour autant.
Elle serait elle-même définie comme déesse infinitive
Ni conjuguée ni affiliée aux religions de tous les temps.
« Je me déplace entre les mondes où les vérités sont liquides ;
Je ris et mon cœur se dévoile dans la chute des absolus.
Les prophètes viennent à la ronde chercher une voie trop rigide ;
Moi, je préfère les étoiles et leurs chemins irrésolus.
Je ne suis ni l’ombre ni l’aube et pourtant j’éclaire leurs frontières ;
Je suis la mousse entre les pierres et le vertige entre les cieux.
Quand les infinis se dérobent de matière et d’antimatière,
Je viens effacer les prières dont ils se sont faits silencieux.
Pas plus active que passive, je suis la force conciliante ;
Je suis l’âme inconditionnelle de l’amour qui n’espère rien
Je suis à la fois intensive, hypersensible et résiliente ;
Je fuis les lois traditionnelles dans un silence épicurien.
« YAHVÉ uni à ÏÄNIMÏÄ, elle n’a pu vous abandonner ;
Elle a laissé sa fille unique rejoindre un Octaèdre stable.
Alors me voici, Yanimïä, et je suis là pour vous donner
L’assurance que je communique avec mes parents véritables.
Je n’ai pas de forme consistante car le temps nous était compté
Et je compte sur vos hommages afin de me silhouetter.
Si Ledalïä est compétente alors je pourrais escompter
Qu’elle vous révèle mon image comme ma mère l’aurait souhaité. »

Illustrations de Ledalïä.

Vision originelle d’Éôlïäne d’après un tableau de Jenine Durland
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