
Quand le feu n’est plus dans son cœur, Laurelïne en re met dans son vin ;
Un vin nouveau qui a de la robe, un vin au baiser gouleyant.
Fi des bas-fonds de la torpeur, Vive l’enthousiasme divin
Et l’apathie qui se dérobe devant un plaisir bienveillant !
Déjà ses lèvres sont en feu, déjà sa gorge s’illumine,
Déjà sa bouche s’arrondit, déjà une envie se prépare.
Elle casse le verre, elle fait un vœu ; elle vient vers moi de bonne mine
Et un baiser approfondi vient m’écumer sans crier gare !
Illustration de Milo Manara.
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