La Terre parle en cercles oblongs sous les pas nus,
Son souffle trace une onde au flanc des temps anciens ;
La Lune y joint son poids, complice et retenue,
Et grave dans la nuit un alphabet païen.
Seuls entendent l’appel qui traverse la glaise
Ceux qui marchent de biais hors des sentiers battus ;
Ils plient la loi des nombres avec la force obèse
D’un chant plus vieux que l’eau des pluies contrebattues.
Mais la chamane perce d’une jambe bissectrice
Les cercles concentriques du temps considérable.
Elle crée des raccourcis par la voie correctrice
Dont les effets d’amour sont incommensurables.
Texte et Illustration de Ledalïä.
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