Les trois caravelles

Les trois caravelles

Elles ne voguent guère, elles sont l’océan même,
Portant sur chaque frange, l’orgueil des anciens rois.
Trois sirènes de galère, aux corps nacrés de crème,
Qui gardent l’écume blanche au bout de leurs longs doigts.

La Santa-Maria, dolente et souveraine,
Porte son mât de bois comme un diadème d’or.
Navire d’Almeria transformé en carène,
Elle offrit tout son poids à ses conquistadors.

Si la Pinta s’élance, pour être la première,
Elle rejoint les confins sans espoir de retour.
Ses écailles d’argent captent toute la lumière,
Prête à bondir enfin, sans crainte et sans détour.

La Niña, préférée, douce Santa Clara,
A seule survécu aux tempêtes oubliées.
C’est elle qui, proférée survivante, narra
Son histoire vécue pour être publiée.

Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

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