
« Qui dort bouquine » dit le chat
Qui s’instruit sans prêchi-prêcha
Tandis que toute la famille,
Le père, les garçons et les filles,
Lisent, chacun dans son rayon,
Gallimard ou bien Flammarion,
Que la mère bibliothécaire
A rapporté d’un antiquaire
Qui fait office de bouquiniste
Et vend des livres nutritionnistes.
Ainsi se cultiver nourrit
Et bien contentes sont les souris
Car la lecture, ça endort,
Le chat perché au mirador
Tandis que le chien s’impatiente
Qu’on lui accorde sa pitance
Car il sait bien que ceux qui lisent
Trop de bouquins s’insenbilisent
À se remplir leur estomac
Quitte à tomber dans le coma.
J’en ai planté mon potager,
Les racines se sont propagées
Avec mes graines de lecture
Qui poussent en feuilles d’écriture.
Je les arrose de mes rires,
De bonne humeur et de sourires
Avec un soleil pour bien lire
Les pages obscures avec délires
Quand la nuit Madame la Lune
M’apporte une lueur opportune.
Maudit soient ceux qui vont nourrir
Un cerveau lent qui va pourrir
D’avoir absorbé trop de vers,
D’histoires et de récits pervers
Et qui croient qu’à force de lire,
Faute de remplir sa tirelire,
On se nourrit de connaissances
Qui se révèlent évanescences
Sauf ceux qui encore persévèrent
À ne lire que mes Reflets-Vers.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.
Laisser un commentaire