
Il n’y a pas que les langages à s’être brouillés à Babel ;
Il y a aussi tous les ouvrages qui ont répondu à l’appel.
À l’appel de la vidéo qui leur a brouillé les sous-titres
Avec des voix en stéréo qui n’avaient pas droit au chapitre.
Mais l’arrivée du numérique a mélangé toutes les cartes
Par l’ebook venu d’Amérique n’en déplaise à René Descartes.
Toutes les IA sont passées du statut de nègre à auteur;
Les écrivains sont dépassés et l’humain perd de sa hauteur.
Les langues évoluent bien trop vite et le dictionnaire pas assez ;
On parle en néologismes, en barbarismes et en franglais.
Les mots savants, on les évite pour rapidement les remplacer
Par de sans-genre analogismes qui résonnent d’un son étranglé.
Illustration d’Érik Démazières.
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