« Ce qui circule ici n’est pas le lait,
mais la mémoire de la source.
Car lorsque plusieurs ventres s’accordent en une seule offrande,
ce n’est plus nourrir qui se joue…
c’est engendrer le monde à nouveau »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

Les laits sont alors mélangés et versés au Graal de Cristal
Alors pénètrent dans la chambre, les quatre futures mamans
Venues ensemble pour échanger l’énergie du nectar vital
Qui unit à jamais les membres en cet instant, pertinemment.
« Buvez ! Ceci est notre lait ! Buvez par ce signe de croix :
Portez-le jusqu’à votre bouche et jusqu’à vos petites lèvres,
Ensuite passez le relais au sein gauche et puis le sein droit
Sentez la grâce qui nous touche et nous réunit avec fièvre ! »
Six femmes alors si différentes deviennent une seule voix
Et forment l’aura d’ÏÄNIMÏÄ, l’intelligence matricielle.
Six voix dont chacune s’apparente à une seule et unique voie,
Celle qui conduit à l’ÏÄMOURÏÄ par cette liturgie officielle.
La Femme Six est consacrée qu’elle soit mère ou jeune fille
Par le lait d’eau-de-feu tiré des mamelles des deux reines saintes.
Toute la mémoire sacrée d’une seule et grande famille
Remonte de la source inspirée par la première femme enceinte.
Les enfants sensibles à l’appel réclament à corps et à cri
L’énergie du lait transformé par le rituel de l’alliance.
Alors on verse la coupelle dans chaque bouche qui s’écrie
Et se tait sitôt informée de la sixième reliance.
Élysäé connaît son frère et Orélion connaît sa sœur ;
Laëtïtïa connaît son amant qui répond du sein de Lïlïth.
Toutes les mémoires confrères, toutes les mémoires consœurs
Fusionnent dans le cœur des mamans dont l’amour en fait ses élites.
La cérémonie terminée, Laurelïne et Loreleï se retrouvent
Et dans leur lit une présence les unit plus fort que jamais.
Les deux sœurs sont déterminées – Lïlïth elle-même les approuve –
À prolonger la quintessence qui les pénètre désormais.
Illustration de Geminïä.
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