« Là où l’éclair se pose, le foyer s’établit.
Je suis la Pionnière qui transforme le sang en étincelles
pour que mes fils ne craignent jamais l’obscurité des mondes. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

Le feu du sang se fait lumière et la source, un flux souverain ;
L’appel des nouveau-nés réveille le cœur qui répond en accord.
L’or blanc des montagnes mammaires comme petits geysers souterrains
Coule et la maman s’émerveille du contact de ce corps à corps.
Le corps d’une maman devient ce pont sacré entre deux mondes ;
L’enfant qui reçoit de sa mère, la mère qui reçoit de l’enfant.
Les trois s’adaptent comme il convient aux bouches gourmandes et rubicondes
Un petit plaisir éphémère mais qui reviendra triomphant.
Le lait s’écoule dans le silence et devient trésor nourricier
Laurelïne offre son lait-de-feu dans la paix du sein maternel
Dans tout son corps, en vigilance aux sensations appréciées,
Se répand des pieds aux cheveux l’éclair de l’amour éternel.
La montée de lait foudroyante lui provoque un signal en double ;
La blanche lumière jaillit par la volonté des jumeaux.
Les mamelles se font rougeoyantes, comme deux soleils qui se troublent
Quand chaque mamelon tressaillit sans une bouche qui ne dit mot.
Durant le feu de la tétée, son regard pour ses deux enfants
Est un canal d’information où se transmettent des myriades
De signes chaque jour répétés comme le symbole triomphant
Qui s’exprime en conformation avec le Code des LLyrïädes.
C’est un moment de paix totale où trois feux brulent en synergie ;
Le temps et l’univers s’arrêtent dans le trou noir d’un brasero.
Cérémonie sacerdotale ou maternelle liturgie
Qui se déroule d’une voix de crête lorsqu’elle atteint le Poïnt Zéro.
La Pionnière offre ses deux bourses comme on offre un feu d’étincelles
Qui forge dans le lait sacré le fer des futurs conquérants.
Ses jumeaux boivent à la source des énergies providentielles ;
Pour que l’ÏÄMOURÏÄ consacré demeure en eux prépondérant.
Illustration de Ledalïä.
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