L’Homme Sept et son miroir

L’Homme Sept et son miroir

Qui donc est l’Homme Sept ? Ni être ni visage !
C’est l’âme dépouillée de tout ce qu’elle a cru.
Son miroir ne renvoie ni passé ni image
Mais ce qu’il voit en l’âme continuellement accrue.

Et il ne peut répondre à celui qui demande
Car on ne voit de lui que l’Homme Six atteint.
Sept est la distinction d’ÏÄNIMÏÄ qui commande
L’ordre de l’Univers lorsque la vie s’éteint.

Lorsque le voile tombe et que l’âme s’éclaire,
L’homme n’est plus reflet incertain mais serein.
Il devient ce point pur où le Tout se resserre ;
Son ombre n’est plus rien dans l’ordre souverain.

Nu de ses souvenirs, sans cesse il renaîtra ;
Son âme, cristal vif, demeure frémissante.
Nue de ses caractères, sans fin elle apprendra,
Affûtée par l’amour et toujours florissante !

Après l’espace-temps, la matière et la vie,
Après avoir aimé l’ouverture du cœur,
Son miroir lui renvoie l’image en vis-à-vis,
Son reflet abouti, ni vaincu ni vainqueur.

L’homme devient une onde épousant le regard ;
Il n’est plus mais devient la douce transparence.
Son verbe est un silence qui devient étendard
Où ce qui s’y rallie devient intelligence.


Et je vois mon reflet qui me donne ses yeux,
Et j’entends mon reflet me donner ses oreilles,
Et je sens dans mon corps tout l’amour merveilleux
Devenir une lumière à nulle autre pareille.

Illustration de Ledalïä.

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