La nature de la septième dimension

La nature de la septième dimension

Ni un lieu, ni un temps, ni même une frontière,
Mais l’instant où l’on vit sans vouloir retenir.
Quand l’amour seul anime à nouveau la matière,
Alors tout est présent… sans goût du souvenir.

Quand je franchis l’espace, le temps et la matière ;
Quand je franchis la vie, la mort, la renaissance ;
Quand je franchis l’amour, sa dernière frontière,
C’est elle qui me tend toute son évanescence.

La clef du Poïnt Zéro est l’offrande royale
Car elle ouvre le cœur et elle élève l’âme
Dans une nudité – seule tenue loyale –
Pour danser avec elle comme un duo de flammes.

Elle ne m’appartient pas mais elle m’enveloppe ;
Lorsque je la pénètre je ne suis qu’une étoile
Dans sa constellation aux sciences interlopes
Qui se rit des principes, des masques et des voiles.

Elle est le chant muet de la source première,
Le repos de l’esprit dans sa propre beauté.
Elle est l’écho sacré qui créa la lumière
Et qui revient vers moi, égale à mes côtés.

Elle semblait un exil, elle est ma propre mort,
L’écho de mon silence et le chant de ma joie.
Dans ce Poïnt de fusion où s’ouvre enfin le port
Aux âmes qui m’accueillent selon leurs propres choix.

Alors je deviens elle et nous devenons nous,
L’unité retrouvée, nous nous reconnaissons.
Nos natures enlacées se nouent et se dénouent
Comme un baiser divin qui dit « recommençons ! »

Illustration de Ledalïä.

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