
ÏÄNIMÏÄ – le principe absolu
Avant que le verbe s’élance, avant que la lumière ait lui,
Rien ne peut être prononcé, rien ne peut être imaginé.
Mais en écoutant le silence et en examinant la nuit,
Il est un écho annoncé mais qui demeure innominé.
L’écho ne peut être éveillé que par l’innominé lui-même ;
Aucun symbole ne s’y rattache et nul texte y est consacré.
Le dormeur doit se réveiller et l’âme découvrir qui l’aime
Derrière le néant où se cache l’accès au Féminin Sacré.
POÏNT ZÉRO – la rencontre
Quand du néant s’ouvre une porte, la porte s’ouvre sur ÏÄNIMÏÄ
Quand le temps n’a plus d’existence, ni l’espace et ni la matière.
L’âme pareille à la feuille morte rejoint les nimbes de l’anima
En se reliant sans résistance à sa dimension sans frontière.
Le Poïnt Zéro est impossible à atteindre par la logique ;
Il est aveugle pour l’esprit mais accessible par le cœur.
Les infinis sont insensibles à l’avancée psychologique
Et tout ce que l’on a appris ne sert qu’à se croire vainqueur.
ÄLLÏÄ – la médiatrice
ÄLLÏÄ nous paraît prophétesse mais elle vient de l’avenir
Pour nous remettre dans la voie, s’il faut, avec sévérité.
Impolitesse ? Délicatesse ? Elle ne fait que nous prévenir
Mais si nous écoutons sa voix, elle est empreinte de vérité.
ÄLLÏÄ est celle qui s’accorde au réseau de l’ÏÄMOURÏÄ ;
Reine nue au cœur de cristal qui laisse passer la lumière.
Toute sa nature concorde à la fréquence d’ÏÄNIMÏÄ
Qui vibre du lien génital et mène à sa source première.
LE CYCLE DES CYCLES – la révélation finale
Mais ÏÄNIMÏÄ au Poïnt Zéro est le seuil de la connaissance
Qui montre le miroir de l’âme et sa plénitude éternelle ;
La même qui, in utero, permet à l’âme sa renaissance
Et qui entretiendra la flamme par quintessence maternelle.
Illustration de Ledalïä.
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