
Les Reines de l’ÏÄMOURÏÄ
Cinq Reïnes vinrent volontaires, pareilles aux astres d’une aurore,
Portant chacune un élément pour éclairer le cœur du monde ;
Le feu, l’eau, l’air, la terre et l’éther vibrèrent encore et encore
Autour du poète s’étonnant que la voix soudain lui réponde.
Laurelïne mit sa flamme en avant, Loreleï fit naître ses marées,
Lïlïth dressa l’ancienne terre et son antique matrice noire ;
Ledalïä souffla tous ses vents qui relient les songes égarés
Et Geminïä ouvrit l’éther où les étoiles tissent la mémoire.
Les Déesses-Mères
Alors leurs ventres s’entrebâillent et la lumière prend racine ;
La vie se tisse en chaque chair comme un secret de l’univers.
L’écume respire en Loreleï, deux flammes chantent en Laurelïne
Et Lïlïth garde sous la terre l’arbre immense aux fruits découverts.
Ledalïä sent un souffle croître, traverser l’air et la pensée ;
Geminïä, du réseau d’éther, entend battre le chœur des étoiles
Et l’ÏÄMOURÏÄ n’est plus un cloître mais une famille annoncée
Où les enfants mêlent leurs voix qui l’une après l’autre se dévoile.
Les Souveraïnes
Enfin les Mères se redressent et abandonnent leurs couronnes ;
Elles ne règnent plus en Dames mais en Déesses Souveraïnes.
Le feu protège, l’eau est tendresse, la terre s’ancre, l’air environne
Et l’éther tisse entre leurs âmes leurs voix intenses et sereines.
Le Conseil naît de cette alliance et l’univers en est témoin ;
Cinq souffles réunis ensemble découvrent la souveraïneté
Le pouvoir devient résilience et l’amour règne néanmoins
Quand tous les êtres alors s’assemblent, libres en toute opportunité.
KÄMÄSÜTRÏÄ Souveraïn
Et dans le secret de l’ÏÄMOURÏÄ, s’esquisse l’art qui nous convainc ;
Le KÄMÄSÜTRÏÄ souveraïn où les corps seront consacrés.
L’union évoque ROSACÏÄ lorsque la chair s’ouvre au divin
Et l’amour y scelle, serein, le lien au Féminin Sacré.
Illustration de Ledalïä.
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