Je ne savais jusqu’à présent rien de mon don d’ubiquité
Qui me fait vivre conjointement ma vie en plusieurs exemplaires.
Bien que je sois omniprésent partout en toute furtivité,
Je le vis surtout inconsciemment, ce qui n’est pas pour me déplaire.
Au moment où j’écris ces lignes, j’écris aussi aux antipodes,
Je traverse les océans, je meurs ici, je nais là-bas.
Je n’ai besoin du moindre signe pour savoir que chaque épisode
Me projette de mon séant jusqu’aux neuf muses en sabbat.
Tout comme les chats ont neuf vies, moi j’ai neuf vies en parallèle ;
Pourquoi ce nombre ? Je n’en sais rien… sans doute lié aux neuf muses…
Chacune m’anime et me ravit, chacune m’inspire à tire-d’aile,
Elles me jouent des tours de vaurien et tout cela, ça les amuse.
Tableau de Dadu Shin.
Laisser un commentaire