
Sirène avide de ma chair, as-tu du cœur pour y goûter ?
Je suis prêt à donner le mien si tu promets de savourer
Chacun de mes membres si chers à t’enlacer sans redouter
Le coup de grâce neptunien avec tes dents énamourées !
Sirène assoiffée de mon sang, as-tu une âme pour le boire ?
Je suis prêt à t’en reverser du calice jusqu’à la lie !
Je t’aime trop et j’y consens malgré tes malheureux déboires
Par nos amours controversées quand tu as sonné l’hallali.
Puisque nous sommes vendredi 13, offre-moi ma dernière chance
Et si je faillis, tu me manges sans autre forme de procès !
Mais je connais ton cœur de braise ainsi que ton intelligence
Et je sais que ça te démange de me serrer sur ton corset.
Illustration d’après Catrin Welz-Stein.
Laisser un commentaire