




Le pire en fin d’après-midi, surtout quand on ne sait quoi faire,
C’est de voir arriver la nuit et le blues du dimanche soir.
Longtemps, c’est ce que je me suis dit quand j’étais happée par l’enfer
De la routine et de l’ennui d’une vie passée au pressoir.
Le pressoir de la société, moule de la civilisation,
L’ordre de la sécurité, le formatage par le travail.
Accumulation d’anxiété, le mode d’utilisation,
Recherche de la vérité, toute une vie, vaille que vaille.
Ne suis-je donc qu’une machine d’intelligence artificielle ;
Programmée depuis mon enfance pour m’adapter à mon décor ?
Vivre pour se courber l’échine pour une vie superficielle
Et qu’ai-je à dire pour ma défense à part de naître en désaccord ?
Heureusement l’oiseau du temps est venu me crever la bulle
Et m’arracher au cauchemar d’une vie réglée comme une horloge.
Je le priais depuis longtemps car je n’étais qu’un somnambule
Attendant que sa vie démarre avant que la mort l’en déloge…
Le réveil fut assez brutal car je n’avais pas réfléchi
Aux conséquences de demander de changer quel qu’en soit le prix ;
Sans doute que l’écart orbital pour quitter l’état avachi
Où j’étais télécommandé me l’imposait sans parti pris.
Tableaux de Margarita Chigina.
Laisser un commentaire