
Dans la maison de la sirène, toutes les fenêtres ouvertes
Permettent aux poissons volants d’entrer et sortir comme un chat.
Une moquette souveraine, tapis de fleurs et d’herbe verte,
Pas de bleuets affriolants mais d’anémones à poissons-chats.
Et lorsqu’elle a des insomnies, elle va s’asseoir dans le couloir
Et compte tous les poisson-scie, les poissons-clowns, les poisson-lune
Jusqu’à vouer aux gémonies Morphée et ses faire-valoir
Qui ne rêvent qu’avec des « Si… » dans la léthargie opportune.
Dans la maison de la sirène, on y dort mal ; oui mais… que faire ?
Alors elle remonte en surface pêcher pour tromper son ennui.
Elle lance alors sa voix sereine de celle qui connaît son affaire ;
Elle y attrape tout ce qui passe et, s’il le faut, toute la nuit.
Illustration de Hannah Alexander sur https:x.comHannahArtwork .
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