« Les Llyrïädes les plus paradoxales de la communauté puisqu’elles appartiennent à notre descendance.
Et pourtant ce sont elles qui nous connaissent le mieux.
Quant à elles, elles savent cultiver le mystère. »
Yavänor, passeur du monde de l’ÏÄMÔURÏÄ à Ô ALLEGÔRÏÄ

Elles sont nos deux Llyrïädes nues venues de l’an deux mille soixante
D’où leurs treize ans n’auront connu qu’Ô ALLEGÔRÏÄ intra-muros.
Deux adolescentes devenues, après une entrée fracassante,
Naufragées du temps continu par une boucle de l’ouroboros.
Elles sont mes arrière-petites-filles nées de leur mère Laëtïtïa
Unie à Yavänor-le-jeune, l’autre moi-même, né de Lïlïth.
Au sein de la même famille, elles entrent dans leur noviciat
Au moment le plus opportun que leur arrivée facilite.
Car elles sont la preuve incarnée que notre dynastie s’étend
Dans un monde de béatitudes au nom du Féminin Sacré.
Elles sont donc toutes deux concernées comme deux acteurs très compétents
Qui résoudront une multitude de problèmes dès lors consacrés.
ÄLLÏÄ sait ce qui va arriver, non pas par pouvoir de voyance
Mais parce qu’elle a déjà vécu le futur qui est son passé.
Une érudite toujours rivée à ce qu’elle fait avec vaillance :
Gardienne du Souffle, convaincue qu’elle doit toujours se surpasser.
STELLÏÄ est la plus intrépide et tient beaucoup de Laurelïne,
Agit avant de réfléchir et ouvre les mondes à venir.
Et si son arrivée coïncide quand Ô ÏÄMÔURÏÄ se décline
C’est pour faire corps et infléchir le Poïnt ZérÔ vers l’avenir.
ÄLLÏÄ est partout et voit tout surtout quand on la croit ailleurs ;
Elle ponctue ses documents d’un exergue souvent pertinent.
Elle sait tout et elle note tout, notamment ses propos railleurs
Et sa verve jamais ne ment sur ses véritables sentiments.
STELLÏÄ, davantage discrète, semble rêveuse et mystérieuse
Pourtant se montre volontaire et peut se montrer réfléchie.
En amour, elle est très secrète mais sait se montrer luxurieuse
Et ses envies prioritaires accepteront d’être fléchies.


Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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