« Décidément, un vent d’amour souffle sur Ô ALLEGÔRÏÄ !
Tandis que Pénélopïä et Captain Nemo se rapprochent, Amellïä se laisse séduire par charme d’Altänor.
Les deux naufragés vont très bien ensemble.
Je crois surtout qu’ils ont besoin l’un de l’autre. »
Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

Amellïä : « Ainsi tu devais soutenir le moral des troupes alliées ? »
Altänor : « C’était mon job ! Et mon orchestre devait être transféré ! »
Amellïä : « Et malgré l’avis de tempête, tu as risqué la traversée ? »
Altänor : « Eh oui ! J’avais perdu patience quand on m’a proposé une place ! »
Amellïä : « Et qui s’est très mal terminé, tout comme moi si près du but ! »
Altänor : « Tu n’étais donc pas en mission… c’est vrai… vous n’étiez pas en guerre ! »
Amellïä : « J’accomplissais le tour du monde et j’y étais presque arrivée ! »
Altänor : « Et que t’est-t-il donc arrivé ? Une panne ? Un temps épouvantable ? »
Amellïä : « La fatigue, tout bêtement ! J’avais trop présumé de mes forces ! »
Altänor : « C’est quand on est trop fatigué que l’on produit des catastrophes ! »
Amellïä : « Oui mais j’enrage ! J’étais stupide ! Tout ça pour battre des records ! »
Altänor : « Et moi pareil ! Quelle importance que ces quelques jours de retard ! »
Amellïä : « Que vas-tu faire maintenant puisque la guerre est terminée ? »
Altänor : « Prendre des vacances enfin après mes quatre années de guerre ! »
Amellïä : « C’est tout ce qu’il nous reste à faire et personne ne nous attend ! »
Altänor : « C’est vrai ! Alors profitons-en pour faire un bout de route ensemble ! »
Amellïä : « Oui mais toi tu as ta musique tandis que moi, je n’ai plus rien ! »
Altänor : « Mais tu m’as moi et j’ai besoin de ta présence à mes côtés ! »
Amellïä : « Mais pourquoi moi ? Hier encore, toi-même ne me connaissais pas ! »
Altänor : « Parce que nous sommes désormais deux compatriotes de fortune… »
Amellïä : « Je t’aime beaucoup, Altänor ! Crois-tu que nous serons heureux ? »
Altänor : « Nous recommençons, toi et moi, une nouvelle page de vie ! »
Amellïä : « J’ai peur de ne pas m’adapter… trop d’années se sont écoulées… »
Altänor : « Moi non plus, chérie… je ne sais pas. Mais si nous sommes deux… pourquoi pas ? »
Amellïä : « Mais resteras-tu avec moi ? Les autres filles sont si jolies… »
Altänor : « Toi, tu as ce qu’elles n’ont pas ; l’Amérique qui nous manque… »
Amellïä : « C’est vrai ! J’ai confiance en toi et si je t’aime, c’est pour ça ! »
Altänor : « Alors si tu veux m’épouser, tu deviendras mon égérie ! »
Illustration de Ledalïä.
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