Quand les ventres communiquent

« La tribu en attente.

Les dernières semaines précédant les trois naissances ont profondément modifié les habitudes de la maison. Les futures mères ne sont plus jamais seules ; autour d’elles, chacun trouve naturellement sa place.

Il semblerait qu’une tribu se reconnaisse moins au nombre de ses membres qu’à la manière dont elle attend ses enfants. »

Princesse ÄLLÏÄ, Gardienne du Souffle Premier

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Dans leur dernier mois de grossesse, elles sont devenues inséparables
Et sont avides de contacts à même leurs ventres bombés.
Ces petits moments d’allégresse deviennent tellement innombrables
Qu’elles ont un canapé compact auquel elles ont succombé.

On pensait qu’elles communiquaient mais, en y prêtant attention,
Elles ne parlent pas avec leur bouche mais par leurs ventres interposés.
À croire que le revendiquaient les trois bébés sans prétention
Jusqu’à ce que leurs mères accouchent d’une fratrie recomposée.

Et c’est un spectacle charmant de voir déambuler ces ventres,
Se réunir, se caresser, passer le plus de temps ensemble.
Une triade de mamans avec toujours Lïlïth au centre
Et puis ses consœurs se presser comme trois cœurs qui se rassemblent.

Comme il fait chaud, c’est ventre nu qu’on vit partout dans la maison
Et les hommes, admiratifs, sont médusés par leurs beautés.
Chacun contemple, sans retenue, le miracle en cette saison
Comme un prélude contemplatif de trois bébés à dorloter.

Il est huit heures, les ventres s’éveillent et vont prendre leur bain de mer ;
Ils aiment plonger dans le lac et flotter les membres en croix.
Il est midi, ils s’émerveillent des plats spéciaux « futures mères »
Puis vont siester dans un hamac évidemment prévu pour trois.

Alors on embrasse les ventres, on leur dit « bonjour mon petit ! »
Désormais c’est un rituel et les mamans ne sont pas peu fières.
Toute l’attention se concentre et met tout le monde en empathie
Même Éôlïane, spirituelle, les compare à des montgolfières.

Comme Alinéor se surpasse, c’est donc la fête tous les jours !
ÄLLÏÄ assure le suivi, ORPHÉÔN l’improvisation.
Chacun ses tours de passe-passe pour améliorer le séjour
Et chacun compte avec envie les jours de finalisation.

Illustration de Ledalïä.

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