Quand Yanimïä et Yavänor, suivis d’ÄLLÏÄ et de STELLÏÄ
Avec Cristïäs et ORPHÉÔN formant l’intime polyèdre,
Reviennent autour de l’athanor il se produit un aléa
Sous la forme d’un nucléon à l’épicentre de l’Octaèdre.
Un nucléon vraiment étrange émis sans doute par Yanimïä
Qui nous établit, pile au centre, un contact avec ses parents.
Et soudain sa lueur orange passa au bleu Allegorïä
Et tous s’évanouir dans l’antre du portail ouvert, apparent.
Et tout l’univers devint rose et les planètes, des seins ronds,
Mais dotées d’un unique pôle sous la forme d’un mamelon.
Les anges dodus et moroses en survolent les environs
Car ils ont tous le monopole d’en téter le précieux filon.
Yavänor, ange aux cheveux d’or, s’est attribué Jupiter,
Un genre de mamelle géante mais ÄLLÏÄ préfère Vénus.
Et tandis que Yanimïä dort, ancrée au téton de la Terre,
Cristïäs ouvre une bouche béante pour suçoter son Uranus.
ORPHÉÔN ne tète pas mais crie et ses hurlements trouent l’espace ;
STELLÏÄ fait tourner en bourrique Saturne qui fuit ce fanfaron.
Alors, comme si c’était écrit, les Dieux viennent voir ce qui se passe,
Donnent à STELLÏÄ du lait ferrique et à ORPHÉÔN un biberon.
Finalement, chacun son sein, tous sont aréolés d’étoiles
Les anges repus sont bercés par ÏÄNIMÏÄ affectueusement.
Yavänor rit sur son coussin et son hilarité dévoile
Une Voie Lactée dispersée aux quatre coins voluptueusement.
Chacun se réveille confus, les garçons sur les seins des filles ;
Tous ont l’impression d’avoir bu un hydromel à leur réveil.
Les filles n’éprouvent aucun refus même si leur raison vacille
Car elles ont donné leur tribut aux dieux du pays des merveilles.
Illustration de Ledalïä et Alinéor.
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