
Elle marchait encor sur la rive des formes
Mais déjà son regard franchissait d’autres normes.
Le vent dans ses cheveux défaisait les contours,
Et ses pas hésitants s’accordaient aux détours.
Une chute d’azur se dressait devant elle
Comme un voile mouvant entre deux lois jumelles.
Et sans craindre le froid ni l’oubli du rivage,
Elle offrit son visage à l’eau comme un passage.
Cependant les oiseaux hésitaient à la suivre
Comme si son chemin cessait soudain de vivre.
Et dans cet abandon, ce trouble personnel,
Elle apprit que partir, c’est toujours pulsionnel.
Tableau de Robin Sol Lieberman.
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