Nacrée sirène !

Nacrée sirène !

J’ai d’abord cru un coquillage trouvé sur le bord du chemin.
Ramassé, je l’ai mis dans ma poche pensant le nettoyer le soir.
Pour je n’sais quel enfantillage, je l’ai reporté à demain
Et puis un trou dans la caboche me l’a sorti de la mémoire.

Dans la chaleur du vêtement, la sirène s’est réveillée
Et a commencé à fouiller un peu partout dans la maison.
Elle a trouvé rapidement sur la terrasse ensoleillée
La fontaine où vont gazouiller les oiseaux nés cette saison.

Elle a grandi évidemment car tous les oiseaux l’ont nourrie
Graines par-ci, millet par-là et boules de graisse à gogo.
J’l’ai découverte avidement goulue sur mon balcon pourri
Et vu cette Marie-couche-toi-là m’offrir ses devoirs conjugaux.

Sculpture d’Isabelle Jeannot.

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