L’Ange de la vingt-cinquième heure

L'Ange de la vingt-cinquième heure

Après les quatre bras cassés dont le travail est décrié,
C’est lui qui doit rafistoler tout ce qui a été bâclé
Car le printemps a jacassé et s’est tout seul approprié
Tout le nectar à picoler sans craindre la moindre raclée.

Quant à l’été qui n’a rien fait d’autre que surveiller le soleil,
Il faut surveiller les moissons et qui le fait à votre avis ?
C’est toujours le même, en effet, et qui, après le vent, balaye
Les traîne-bûches pour les poissons qui en sont friands et ravis !

L’Automne, ce grand maladroit, a tout noyé sous la gadoue,
Laissant traîner ses feuilles mortes comme des vieux tapis moisis !
Et l’Hiver, ce vieux rabat-joie, a tout glacé jusqu’à la boue,
Forçant notre ange qui emporte ce que l’hiver n’a pas choisi.

Enfin, quand les douze mois sonnent et qu’il a tout mis d’équerre,
Notre ange peut enfin s’asseoir sur le rebord d’un vieux nuage.
Il regarde les fées polissonnes, ces sacrées reines de la galère,
Repartir sans même surseoir à un dernier écobuage.

Tableau de Kerri McCabe sur https:fineartamerica.comprofileskerri-blackman .

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