



L’ange du printemps manifeste le renouveau et le réveil
De l’hémisphère boréal des tropiques au cercle polaire.
Aussitôt qu’il tombe la veste et commence son travail d’éveil,
Jeunes pousses, légumes et céréales saluent son obole solaire.
L’ange de l’été est paresseux et dort pour la plupart du temps ;
Le bougre, il n’a plus qu’à attendre que murisse ce qu’on a semé !
Il jette ses habits crasseux dans les rivières, quel dégoûtant !
Et ce démon oserait prétendre que le soleil l’a assommé !
L’ange de l’automne est débordé par toutes les tâches qui l’attendent :
Accompagner les feuilles mortes, prévoir les pluies continuelles,
Aider la faune à saborder les fleurs qui meurent sans que s’entende
Le moindre pleur lorsqu’on emporte les dernières plantes annuelles.
L’ange de l’hiver, lui, on le craint ! On dit que la mort l’accompagne
Et qu’elle vous fauchera aussi sec par un froid qui vous extermine.
Après lui, c’est peau de chagrin, tout est éteint dans nos campagnes
On ne dénombre plus les obsèques des animaux morts de famine…
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