


Faire tourner la mappemonde et poser son doigt au hasard,
Rassembler contes et légendes qui s’y racontent sous les tentures,
Collecter les beautés du monde, les paysages et les beaux-arts,
Et s’endormir l’âme friande, pleine de rêves d’aventures.
Dès que ça commence à tanguer dans une brume étourdissante,
Il est trop tard pour revenir, je suis parti pour l’autre monde ;
Là où les sirènes exsanguées, armées de voix assourdissantes
Bataillent pour me retenir vers une destinée immonde…
Mais l’attrape-rêves tombe à pic et son filet m’ouvre l’espace ;
Cette fois-ci, pas de frayeur, je repars pour l’ÏÄMOURÏÄ,
Cet Eden situé à l’apic du bout du monde dans une impasse
Dont le phare guide les rêveurs en quête d’une pasionaria.
Tableaux de Vladislav Yerko, Edmund Dulac et Setsuko Matsushima.
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