Pour la toilette de la sirène, vivent les poissons nettoyeurs
Aux écailles pareilles à des brosses qui grattent bien la queue d’argent !
Tous les matins, son corps de reine subit le flot des batailleurs
Traquant de leurs bouches féroces le plancton en se le partageant.
Et la sirène n’aura pas honte d’avoir une queue impeccable,
Les écailles bien récurées et les cheveux bien shampooinés.
C’est qu’incessamment la mer monte et tout le monde doit être prêt
Pour concourir à la curée de beaux marins à butiner.
Pour la toilette ? Juste un collier, un bracelet et une bague ;
Le corps, bien sûr, entièrement nu pour question d’hydrodynamisme.
Personne ne sera spolié ; chacune surfant sur sa vague
Aura sa proie comme convenu, friandes du charnel humanisme.
Tableau de Colleen Gnos sur https:clubofthewaves.comfeatureinterview-with-colleen-gnos .
Laisser un commentaire