
Gaïa ! Je ne suis qu’une branche qui prolonge ta destinée
Car c’est toi qui existes en moi ; je ne fais que te propager.
Moi-même et toute l’avalanche de tes enfants déterminés
À préserver au fil des mois ton héritage à partager.
Gaïa ! Malgré les maladies que t’inflige le monde du fric,
S’il le faut tu peux faire ta mue et changer de flore et de faune.
Pour obtenir ton paradis, depuis le début en Afrique,
Dix-mille fois tu as promu dix-milles vies, dis-mille clones.
Gaïa ! Je risque de disparaître. Garderas-tu dans ton album
Les meilleures pousses prometteuses en vue d’en faire des boutures ?
Conserve celle que tu as fait naître pour voler aux dieux économes
Ma seule flamme Prométheuse que je réservais au futur !
Gaïa ! Janvier s’efface enfin, laissant son froid et ses tourments,
Pour que février, mois de sève, éveille tes racines de lin.
Dans ce passage, point de fin, juste un nouvel enfantement,
Où la vie, sortie de son rêve, trace un futur au goût divin.
Tableau de Wayra sur https:wayra-arts.comprodukterdung .
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