Catégorie : Sirènes

  • L’appel à la sirène

    L’appel à la sirène

    Aussitôt, tout le monde accourt !
    La belle sirène est en tête !
    Chacun veut lui porter secours !
    Quant à la belle, rien ne l’arrête !

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  • Pour les beaux yeux de la sirène

    Pour les beaux yeux de la sirène

    À force de nous observer d’est en ouest de ses yeux
    La sirène a décidé de naître de forme humaine
    Elle a plongé dans la mer dans un saut très périlleux
    Et s’est échouée sur la plage, elle s’appelle Chimène !

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  • Les yeux de la sirène

    Les yeux de la sirène

    On ne voit jamais qu’un œil, tantôt le gauche ou le droit
    Le matin lorsqu’elle ébauche un regard ensommeillé
    Le soir quand elle se couche et toujours au même endroit.
    N’observez jamais les deux, c’est vraiment déconseillé !

    Le matin, elle met du fard sur ses paupières rosées.
    Pour effacer les ridelles, elle dépose du fond de brume.
    Ses cheveux volent au vent dans des volutes arrosés.
    Les étoiles de mer palissent devant sa beauté d’écume.

    Le soir, elle change de couleur dans sa palette orangée,
    Le fond de son teint est frais et dilué dans les nuages.
    Les cheveux ébouriffés sur les nues sont arrangés
    Et dans son dernier regard, l’est un rayon vert suave.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Là où va la sirène

    Là où va la sirène

    Mais où va la sirène absorbée dans sa nage ?
    Elle a troqué sa queue contre deux belles jambes.
    Si elle ne répond pas à notre voisinage,
    C’est qu’elle n’a plus de voix et d’amour son cœur flambe !

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  • La sirène des calanques

    La sirène des calanques

    Elle bronzait nue, là dans les calanques.
    Elle offrait son corps aux yeux des passants.
    Moi qui traversais, coupant la salanque,
    J’avais le regard fort embarrassant.

    Ses bras écartés, posés sous la nuque
    Tendaient sa poitrine aux rayons cuivrés.
    Moi qui suis normal, pas même eunuque,
    Mon cœur battait fort jusqu’à m’enivrer.

    Elle était sans voix, la belle sirène,
    Pour ce rendez-vous, elle avait troqué
    Sa queue de poisson avec sa marraine
    Contre sa parole qui restait bloquée.

    Pas une parole ne sortait de sa bouche.
    Ni des mots d’amour, ni des mots sucrés.
    Je n’ai pas compris si j’avais la touche ;
    Notre liaison était échancrée.

    J’ai pris une plume pour écrire alors
    Quelques mots d’amour sur son joli corps.
    Elle a répondu brandissant mon sexe
    Pour tracer sur moi le texte réflexe.

    Pour communiquer nous utilisons
    Ma plus grosse plume et son encrier.
    Chacun à son tour, face à l’horizon,
    Faisons couler l’encre jusqu’à en crier !

    Elle a tant bramé qu’elle a retrouvé
    Sa voix et le charme s’est évaporé.
    Ondulant sa queue sans désapprouver
    Elle s’est enfuie, là, toute éplorée.

    Si à votre tour, vous la rencontrez,
    Nue et allongée dans une calanque,
    Pour rompre le charme et pour le contrer,
    Je n’ai pas d’idées et je suis en manque…

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La sirène

    La sirène a troqué une queue de poisson
    Contre de belles jambes et un cœur sans raison.
    Ce soir cette fée sera mon berger
    Mon cœur et mon âme seront immergés !

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  • Vénus aux rochers

    Vénus aux rochers

    J’ai épousé la mer, j’ai marié la sirène
    Nous nous sommes connus une nuit sans étoile
    Elle est de sang royal et d’âme souveraine
    Elle prend des bains de Lune et couche sous mes voiles

    Cet échange de sang n’est pas un accident,
    Il a été gravé sur notre destinée.
    Notre histoire est connue d’orient en occident
    Et notre engagement était prédestiné.

    Ma princesse vit nue au milieu des rochers,
    Juste une fleur plantée dans ses cheveux au vent,
    Coquillages nacrés aux lobes accrochés,
    Maquillée de rosée et de fards innovants.

    Elle vit de soleil et de rayonnement,
    La Lune est son croissant, le ciel son élément,
    La mer est son berceau, son enracinement
    Et moi je la nourris tous les jours en l’aimant.

    Son corps est un hommage à sa mère la Terre,
    Ses seins sont des fruits d’or au sirop excitant,
    Son ventre cache un trésor, creuset humanitaire,
    Et j’y verse la vie de mon cœur palpitant.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La femme-poisson

    La femme-poisson

    Elle est partie rebelle, elle a choisi de vivre.
    Elle a le cœur amer, elle part pour survivre.
    Elle a laissé derrière et son père et sa mère.
    Elle part pour construire une vie de chimère.

    Mais elle a conservé ses valises chargées,
    Les conflits non réglés qui l’ont tant submergée.
    Du courroux de son père, son cœur est surchargé,
    Il lui faut, pour durer, le besoin d’émerger.

    Elle est entre deux mondes, elle n’a pas de domaine,
    Pas vraiment un poisson, pas vraiment une humaine,
    Mais en voyant les hommes elle a choisi l’hymen,
    Qui l’unira à l’un d’entre eux, un spécimen.

    Pour charmer son élu, elle se fait Philomène,
    Le rossignol des dieux depuis la voie romaine.
    Elle possède un organe prodige, un phénomène,
    Une voix hypnotique une grâce surhumaine.

    Mais elle n’a pas réglé ses comptes avec son père
    Et quand elle a charmé les humains de la terre,
    Alors elle se venge de ses crocs de vipère
    Et tue ceux qu’elle attire d’un coup phagocytaire.

    Mais elle a trop pleuré ses amours meurtrières.
    Pour ressembler aux femmes elle franchit la barrière.
    Elle a donné sa queue pour une jarretière.
    Elle a tranché le lien dont elle est l’héritière.

    Sa jolie voix charmeuse ne pourra prononcer
    Plus que des mots d’amour pour son cher fiancé.
    Aux appels de son père, oui, elle a renoncé !
    Son amour est humain, son cœur est renforcé !

    Tableau de Fabienne Barbier