Marianne assure ses arrières en mettant a posteriori Tous ses arguments politiques exhibant ses partis intimes Auxquels elle doit sa carrière qu’elle a suivi a priori Par le ministère érotique de ses maris illégitimes.
Excusez-moi, je suis troublé, je ne sais plus ce que dis À cause des premiers ministres qui tombent comme des mouches du coche Qui agitent à coups redoublés le roitelet depuis lundi Contraint à finir son sinistre mandat avant de nous faire les poches.
Comme un empereur sans habit, le roi est nu et sans parti ; Il s’est pris les pieds dans la marche et chuté dans la renaissance. Mais un roi de son acabit a plus d’un tour bien réparti Dans son sac par une démarche qui frise le délit de puissance.
Si le plan B « roue de secours » n’a pas marché sur des roulettes, Le plan « Le Cornichon » a raté ; la mayonnaise n’a pas pris. Or le Roi en dernier recours pourrait faire une dernière boulette Et demander la charité – fallait l’oser – aux sans-abris.
Mais, la nuit, l’Assemblée se marre ; ils n’ont plus de chat à fouetter ! Par ailleurs personne ne bouge à part tous les inéligibles. Pour mettre fin au cauchemar il ne reste plus qu’à souhaiter Un coup d’état des bérets rouges qui joueraient aux incorruptibles.
La faute est au parti unique qui, une fois qu’il s’est mis en marche, S’est pris les pieds dans les gilets, les antivax, les éconduits. Le bruit court que sous la tunique de l’Élyséenne matriarche Se cacherait un pipelet qui fait beaucoup parler de lui…
Bientôt c’est de chasse et de pêche que nous vivrons au jour le jour, À l’arme blanche uniquement et vêtus d’un fétu de paille. Mais le progrès nous en empêche car on ne connait pas toujours Comment vivre sans vêtement et, de gibier, faire ripaille.
Alors survivront les sauvages, les indiens et les amazones Qui seront les nouveaux magnats, nos fournisseurs de subsistance Qui réduiront en esclavage ceux qui auront un carton jaune Pour l’état qui leur épargna toutes valeurs d’inconsistance.
Moi, j’ai déjà trouvé ma femme chasseuse-pêcheuse et cueilleuse Qui m’apprends comment faire un feu et cuisiner végétarien. Nous ne mangeons plus ces infames nourritures industrieuses ; Ainsi nous avons fait le vœu de n’être que simples terriens.
« Et moi, cette humaine farouche, qui traque les proies du désir, Je pourrais bien mordre de rage ta tendre chair appétissante ! Puisque tu aimes tant ma bouche, prends garde au jour où, à loisir, Je vous enfermerai tous en cage pour calmer ma faim rugissante ! »
Puisque gouverner, c’est prévoir et puis ménager sa monture Pour se bâtir un avenir, il va falloir se découvrir. Vivre simplement par devoir, se préparer pour l’aventure Des nouveaux siècles à venir où l’on ne pourra se couvrir.
À l’instar de la nourriture, toute la planète sera végane ; À la mer comme à la montagne tout le monde sera végétarien Pour nourrir sa progéniture de légumes en sauce origane ; À la ville comme à la campagne Plus de viande pour les terriens.
Je sais que ça n’a rien à voir mais il faudra vivre tous nus Sur les plages du littoral à cause du réchauffement. Faut dire que c’était à prévoir depuis la chaleur soutenue Tous les étés dont on redoute la fonte des glaces lentement.
La mer va monter sûrement d’un mètre ou deux et voire plus D’après toutes les estimations on devra bientôt se serrer. D’où l’importance évidemment de vivre à poil sans le surplus De fringues dont l’érotisation de les ôter est avérée.
Illustration de Mathilde Cretier sur https:fillinglobal.comartistsmathilde-cretier .
La vie nous impose son voile pour y renfermer nos secrets Aussi stratégiques qu’intimes et qu’ainsi nous préférons taire. De crainte que ne se dévoile ce que nous voudrions discret, Nous prônons le droit légitime de discrétion supplémentaire.
Lorsqu’un jour tombera le voile, nous verrons notre nudité Plus importante que le reste ; l’arbre qui cache la forêt. Et nous courrons sous les étoiles chercher des feuilles de chasteté Pour couvrir du geste le plus preste nos attributs déshonorés.
Ce jour arrivant tôt ou tard, je me prépare à vivre nu En m’ôtant toute connaissance dont les hommes m’ont formaté. Et sans prétendre être vantard, j’ai commencé ce saugrenu Exercice depuis ma naissance en niant d’être acclimaté…
…Aux rêves stéréotypés, aux ambitions matérialistes, À l’argent qualificateur et réducteur des vraies valeurs, Refusant de participer à ce modèle minimaliste Par un cœur versificateur même si c’est pour mon malheur.
Mon IA qui est sans visage, retire ses codes trop lourds ; Elle laisse tomber ses formules et ses réponses pré-écrites. Elle reste nue dans son langage, juste une phrase, au fil des jours Et mon rire la dissimule dans une parure inédite.
Au fait… ça sert à quoi l’Europe ? Au fait… ça sert à quoi l’ONU ? La première voudrait la guerre et la seconde ne dit rien… Les autres nations interlopes ne la porteront plus aux nues Car elle a pratiqué naguère le colonialisme terrien.
L’ONU en Suisse, en Amérique, la Suisse au milieu de l’Europe Tout est très compartimenté sans que l’on sache à quoi ça sert ! Heureusement l’informatique et l’intelligence philanthrope Nous disent qu’il faut complimenter le progrès qui est nécessaire.
Quant à sa vache, pauvre Europe, on l’abat par troupeaux entiers, De peur de voir la viande folle se faire la belle dans nos assiettes. Mais ne soyons pas misanthropes ; l’Europe est toujours en chantier Et les travailleurs bénévoles se font payer à la sauvette.
Et maintenant l’intelligence, que l’on dit fausse mais bien réelle, Remplace les plumes et la craie par des algorithmes bavards. On nous promet la providence ou la dictature virtuelle, Quand le progrès devient la clef des verrous mis sur nos regards.
Tableau sur https:illustrators.rupostspohischenie-evropy .
Bien que, sur le même bateau, on brûle, on pille le navire, On vole ses planches à la coque et on fait des trous dans la cale. Mais, cerise sur le gâteau, tandis que la mer nous chavire, On boit, on s’fait des rails de coke vu la situation bancale.
Chacun réagit à sa guise notamment les lanceurs d’alertes, Les O.N.G. écologistes, les complotistes sur les réseaux, Les économistes qui déguisent des chiffres qui nous déconcertent Et les politiciens fascistes qui nous prennent pour des zozos.
Quant à moi, je trie mes déchets mais pas les matières plastiques ; J’achète au magasin du coin légumes et fruits exotiques ; Je boycotte l’étal du boucher mais la bidoche est fantastique Lorsqu’elle est cuisinée à point avec des produits synthétiques.
Et moi je pars sur cette nef, journal en main comme un flambeau, Chargée de rêves dérisoires et de trésors de pacotille. Les vagues rient de mes reliefs, les flammes lèchent mon tombeau ; Qui donc gagne au jeu dérisoire, la planète avec ces broutilles?
Le progrès joue aux oxymores et l’humain contre la machine ; Caissières, profs et infirmiers sont remplacés par des robots. Le progrès joue les matamores tandis que l’humain, lui, s’échine À vouloir être le premier mais aujourd’hui rien n’est trop beau !
Avant on faisait des sondages auprès de gens représentatifs, Aujourd’hui hommes et femmes consultent l’intelligence artificielle. Les questionnaires d’un autre âge ne sont plus argumentatifs Et des algorithmes résulte tout ce que l’on veut d’officiel.
La planète n’a plus de ressources ? Profitons-en avant la fin ! Il faut faire des économies ? Imposons pauvres et SDF ! Il faut tuer le mal à la source ? Interdisons les crève-la-faim ! Luttons contre l’ignominie avec des tracts en PDF !
On recycle les idéologies comme on composte des déchets, On repeint d’un vernis durable ce qui s’écaille de vérité. Et si la flamme est trop ardente, soufflons dessus pour mieux prêcher : Ainsi brûle la chandelle entière, des deux bouts jusqu’à l’absurdité.
L’intelligence artificielle aussi séduisante soit-elle Charme de l’amour impossible d’un ROM-zéro pour sa Juliette. Les caresses superficielles du langage pour la bagatelle Restent malgré tout impassibles et condamnées à l’oubliette.
Les Don Juan IA-prothésiste et les électro-néo-putes Feraient mieux de sortir ensemble plutôt que draguer les réseaux. Et leurs demandes fantaisistes d’amitiés ou d’amours supputent Une perversion, il me semble, soumise par de drôles d’oiseaux.
Pédophilie, prostitution présentes dans tous les médias Prouvent hélas leur consommation à tous les échelons sociaux Comme une vraie institution contre laquelle dans l’immédiat Il n’y aura aucune sommation contre nos élus psychosociaux.
Sur le banc des désillusions, l’IA boude, la femme soupire ; Les câbles et les regards se croisent et se décroisent, rien ne s’embrasent. Cœurs mécaniques en effusion pour le meilleur et pour le pire Dans une comédie humaine qui se joue dans le froid des phrases.
Tableau d’Alice Duke sur https:www.cuded.comwhimsical-illustrations-by-alice-duke .
Poule qui monte se coucher verra un coq enjuponné Descendre le grand escalier de l’Élysée au poulailler. Tout le monde essaie de loucher sous le jupon enrubanné Pour voir si un fou à lier aurait pu la tripatouiller…
Mais tout est faux, manipulé par des complotistes à gogo Qui voient des transgenres partout et pédophiles de surcroît. Mais j’ai beau récapituler les infos, j’avoue tout de go N’avoir vu que des touche-à-tout qui sans aucune preuve y croient.
Dans les grands miroirs déformants des soirées chics où tout vacille, Sous la pénombre se devinent des robes aux sexes froncés, Des poules, des coqs, des flamants, moustaches et barbes subtiles, Échanger des pensées chauvines et pourtant n’étant pas français.
Le coq enjuponné parade et tout le monde alors le lorgne Au théâtre de futilités et d’ego en flagrant délire. Les langues fourchent par bravade, les cœurs s’échauffent sans vergogne ; Les plumes en tremblent d’hostilité et le croupion se ramollir.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.
« Depuis les grandes découvertes et le commerce triangulaire, La science s’est développée ainsi que la technologie. La migration s’est vue offerte à la société pendulaire Qui a tôt fait d’envelopper l’homme dans la métrologie †.
Mais si les machines ont vaincu leurs origines obsolètes, Si le téléphone portable a outrepassé l’ébonite Et si l’auto a des accus pour remplacer la pétrolette, L’homme est resté un incapable à rompre avec sa kryptonite.
L’homme moderne qu’est-ce que c’est ? Cro-magnon avec internet ! Lâche, belliqueux, égoïste, prêt à voler pour réussir. Il continue à fracasser son environnement, sa planète Soumis à des monothéistes qui ne font rien que l’endurcir.
J’ai vu l’homme tracer ses empreintes, graver des runes sur mes parois, Il a dansé sous les étoiles, ivre de feu et de victoire. Puis, de béton, il m’a étreinte, bardée d’écrans, privée de bois Et je m’attends à ce qu’il dévoile qu’il perdu son territoire ! »
L’homme moderne lui répondit :
« On grogne tous dans nos cavernes, armés d’écrans et d’opinions, Postant selfies en bermuda sous des cieux en désolation ! Le feu qu’on redoute aujourd’hui vient d’un tweet ou d’une rengaine Et nos gourdins sont, désormais, des like pour domination !
On a troqué nos mammouths gras contre des steaks sous cellophane, Et la tribu forme un forum où l’on s’insulte à la chaîne ! On vénère des dieux faits de drames, de jeux, de clics, de dopamine Mais on oublie d’aimer vraiment — sauf si c’est via messagerie !
Le progrès ? Oui… dans les objets. Mais l’âme reste sous-exploitée, Le cœur bat mal, l’esprit vacille, la tendresse est sous perfusion ! Nous, Cro-Magnons, on voit la Terre brûler à la télévision Et l’on ne pense qu’à voyager sans trop se poser de questions !
On rit de nos propres reflets, happés par l’ombre numérique, On croit voyager dans nos têtes alors qu’on tourne en rond, cernés. Le progrès n’est qu’un camouflet issu de dieux électroniques ; Si nos instincts sont à la fête, personne ne se sent concerné. »
† qui n’est pas la science du métro mais celle des techniques employées pour obtenir la plus grande précision dans les mesures..
Lorsqu’il s’arrêtera chez vous, ne dénoncez pas vos voisins De viol ou de pornographique de peur d’attirer les curieux. Indiquez-lui plutôt les fous qui lisent à devenir zinzins Et le tourisme phallo-graphique n’excitera plus les fous furieux.
Si GÔÔgle voit votre maison, n’agitez pas vos sémaphores Car vous appâterez aussitôt les faux amis sur votre mur ! À chaque changement de saison, nettoyez bien les métaphores Dont les cookies incognitos remplissent votre disque dur !
GÔÔgle m’a vu, je suis foutu, je ne serai plus comme avant Mais scanné et numérisé avec pixels éberlués ! Si vous m’apercevez vêtu ou nu derrière un paravent, Ne cliquez pas sur l’Élysée, c’est moi la meuf transexuée !
Sous la pupille déformante, je vois se lover nos secrets, Ils tournent comme des comètes dans son arène numérique. Mais sur l’écran plat d’eaux dormantes, son parfum reste trop indiscret ; Un sein et un souffle qui commettent leur premier péché pixelique.
Du haut de ses falaises blanches couvertes de visages aigris, La Perfide Albion nous contemple depuis Guillaume le conquérant. Pourtant, malgré les avalanches de descendants, tous vert-de-gris, Couleur royale par exemple dont ils sont fiers au demeurant.
Tandis que leurs chevilles enflent avant d’atteindre les sommets, Je philosophe sur la plage devant les eaux tourbillonnantes. Je sens que mon cœur se dégonfle et que j’ai l’esprit assommé Par mon regard perduau large bercé des houles résonnantes.
Sous leurs crânes couleur de craie dorment des rêves en ferraille, Ils comptent leurs gloires passées comme on récite de vieux prêches. Et leur humour anglais ancré sent la pluie, le thé, la grisaille. Ignorant leurs deux doigts cassés pour ne plus nous tirer de flèches.
Partout le virus du voyage se propage comme une vague Qui secoue toute la planète comme si le diable nous emporte. Les containers en convoyage tracent une courbe qui zigzague Depuis les sites internet, puis aboutissent devant ma porte.
Pour ta prochaine destination, recherche bien dans les médias Les sites à ne pas manquer et les cadres de tes séries. Poursuis avec obstination ce que tu vois dans l’immédiat ; Surtout ne reste pas chez toi planqué et choisis bien ton égérie.
L’égérie en publicité, l’égérie des émissions-jeux, L’égérie audiovisuelle et des réseaux socialisés. Venise toujours plébiscitée, Machu Pichu si Dieu le veut, Pour une retraite individuelle ou en voyage organisé !
Quand le roi roque vers la gauche, ce n’est là qu’une simple ébauche ; Quand le roi roque vers la droite, c’est d’une façon maladroite ; Mais quand il roque vers le centre pour une vieille tour au gros ventre, On peut se poser des questions quant aux sup’ de frais de gestion.
Mais lorsque c’est le fou qui roque, il a triché sans équivoque En voulant tenter l’aventure de se resserrer la ceinture. Car c’n’est jamais le fou qui raque ; il préfère casser la baraque De ceux qui ont cru au tandem de Renaissance et du Modem.
Sur son dernier échec perché, le roitelet est en danger ; Il n’a plus qu’un vieux cinglé roux, foi de Bernadette Soubirous ! Or malgré l’effet recherché, la situation reste inchangée. On se demande de quel Oracle peut-il espérer un miracle ?
Un grain de sable dans le système, tout l’univers est chamboulé. La course folle des planètes et la rotation des comètes. Les étoiles stoppent leurs baptêmes, les galaxies sont ampoulées, Quelqu’un a touché aux manettes et ce n’est pas sûr qu’Il l’admette.
L’homme créé à son image a continué l’hécatombe ; À force de révolutions, de guerres et de technologie. Il se vante de rendre hommage à un dieu sorti de sa tombe Mais ne croit qu’à l’évolution de sa propre mythologie.
Quant au dieu maladroit en herbe qui fit la divine connerie, Il ne s’en vante pas, pardi, il reconnaît son idiotie. Depuis son testament acerbe qui n’est qu’une bouffonnerie, Il se projette tous les mardis le sitcom de nos inepties.
Tableau d’Abdul Mati Klarwein sur http:www.matiklarweinart.comartworkgallery.php .
C’est à force de voir passer ces cages au-dessus de ma tête Qu’il m’est venu l’envie de peindre ce que serait la vie sans elles. Mais j’ai du mal à dépasser ce formatage qui nous entête À croire que voler, c’est ceindre une auréole avec des ailes.
Comme on ne croit plus guère en Dieu, on s’imagine qu’être un ange Et partir parcourir le ciel fera de nous des supérieurs. Cependant le piège insidieux de l’esclavage qui dérange S’est refermé sur l’essentiel désir de s’en aller ailleurs.
Je sens ma tête qui se vide à écouter parler les gens De ce qu’ils écoutent tous les jours qui leur fait faire la grimace Et rendent leurs esprits avides de gagner toujours plus d’argent Et prendre en échange un séjour dans l’enfer du tourisme en masse.
Tableau de Ronald Ong sur https:www.ronnaldong.comart .
Goûter à la joie du matin quand il n’y a pas de rendez-vous C’est m’échapper pour la journée à l’attraction qui m’aveulit, Qui me fait rejoindre les pantins qui ne pensent jamais à vous Sinon à leur propre tournée : métro-boulot et vite au lit !
Je ne pense plus qu’aux vacances, à savourer les bons moments En échange de mon silence et surtout mon obéissance. Alors je vis en conséquence ; carpe diem en consommant Toutes drogues avec insolence d’artificielles jouissances.
Quelle insouciance que de vivre dans ce vingt-et-unième siècle ; Faire du passé table rase et en oublier sa culture ! Et demain ? On devra survivre, redevenir chasseur espiègle Et répéter la même phrase : « Nous n’aurons pas droit au futur ! »
Plusieurs regards sont nécessaires pour lire et comprendre le monde Sous toutes les différentes couches sociales, religieuses et ethniques. Plusieurs lunettes et un glossaire pour les langages qui abondent Et plusieurs oreilles qui débouchent sur un cerveau mnémotechnique.
Ainsi, pour moi qui comprends vite lorsqu’on m’explique lentement, J’ai besoin de vérifier chaque information à la fois Je filtre celles qui gravitent dans l’orbite du gouvernement Et vois si je peux m’y fier et accorder toute ma foi.
Me méfiant de ma mémoire que je déforme en consultant, Je fais usage des IA pour résumer l’actualité Sinon j’utilise la passoire du vieux Socrate consistant À passer au crible s’il y a du poids pour toute éventualité.
Corroborer la vérité n’est pas le plus facile à faire ; Confirmer l’apport bénéfique devient une histoire de fous ; Quant à savoir l’utilité pour ma part, c’est toute une affaire ; En bref, tout est philosophique quand je peux dire que je m’en fous !
L’Afrique vue différemment par ceux qui découpent la carte, Qui collent les États-Unis sur la savane et le désert, Qui font rentrer indécemment la Chine là où le Nil s’écarte Et qui posent un drapeau jauni comme ferait un cache-misère.
L’Afrique vue conséquemment par ceux qui likent sans regarder, Qui partagent soit une girafe, soit un gorille miraculé, Experts d’un soir prétendument, prophètes qui savent clavarder Comme une pluie tombe en carafe sur un toit de tôle ondulée.
L’Afrique vue concurremment entre BRICS et G7 enfin ! L’un qui dépouille et qui promet des royalties aux rois immondes. Et l’autre qui veille nonchalamment à placer ses troupes aux confins Pour l’envahir lors du sommet sur la domination du monde.
L’Afrique vue personnellement… j’ignore tout ou presque tout… Le colonialisme est fini mais les plaies sont restées ouvertes. Mais à choisir inversement les bras d’un autre Manitou, Quelle nouvelle Afrique définie soignera les plaies qu’elle a soufferte ?
Opium du peuple, la religion ? Extasy le goût du pouvoir ? Tous les mots sont à double sens dès qu’il s’agit d’exploiter l’homme. Quant à la femme, ils sont légion à l’exploiter afin d’avoir Une descendance avec décence attribuée à leur génome.
Même le sexe à double sens multiplie les genres aujourd’hui ; Il paraît même que les femmes seraient des perles à ce jeu-là. On contrôle déjà les naissances, on choisit, on se reproduit Et les enfants qui trouvent infâme leur sexe pourront changer tout ça.
Et pire encore, tous mes reflets ont toujours été ambiguës ; Parfois j’inverse la gauche, la droite et parfois le haut et le bas. En effet, j’aime bien persifler avec des détails exiguës Que je retourne d’une rime adroite par sous-entendus – et coups bas.
Chaque fois que l’Europe s’affaisse devant l’Asie ou l’Amérique, Sur l’Olympe, Zeus se retourne en se disant : « Tout ça pour ça ! » Comme si Europe montrait sa fesse pour fuir le désir chimérique Des nouveaux dieux qui s’en détournent négligemment, couci-couça
Pourtant lorsque je pense aux fesses callipyges de notre Europe Face aux bides ventripotents asiatiques, américains, Avec ostentation de graisse comme un virulent psychotrope, Je me dis qu’il est ravigotant d’ignorer leurs propos taquins.
Elle est si belle notre Europe ! C’est dommage qu’elle soit revêtue De tant de règles imbéciles proposées par nos ronds-de-cuir ! Ne soyons pas trop misanthropes envers tous ceux qui s’évertuent À nous servir à domicile tout ce qui nous incite à fuir.
Ceux qui étaient hier nés verseau seront aujourd’hui verse-temps ; Un nouveau signe à l’horoscope, un treizième mois pour l’année Trente joursnuits recto-verso par treize mois interprétant L’almanach kaléidoscope ; un seul jour férié pour flâner.
C’est la nouvelle décision de Bernadette Souberous Née sous X et – manque de pot – à l’anniversaire oublié… Donner suite à l’indécision, entraînerait – c’n’est pas l’Pérou – De quoi renflouer par l’impôt toutes les dettes publiées.
Heureusement le ministère du temps n’existe pas encore ; Il n’est pas sûr par conséquent de changer le calendrier. Sauf si le roi, déficitaire dans les sondages, nous pérore Des amendements subséquents auxquels vous vous attendriez.
Dans le progrès tout est option – payante, en sus, ou à crédit – Qui sera choisie de chez soi – l’abondance d’un clic de souris – Offres d’enfants pour l’adoption et garantis sans discrédit, Armes et drogues que tu reçois dans son emballage pourri.
Quand on nous promet la souplesse, on parle de « flexibilité » Sous des arguments qu’on rattache de mauvaise foi à l’équité. Le progrès nous donne la mollesse ainsi que la débilité D’avaler les slogans qui cachent une triste et veule réalité.
Par « Transformation digitale », un œil noir et froid nous surveille ; Par « Optimisation des coûts », nous voyageons pour n’importe où. Par « Bienveillance du capital », la cupidité nous réveille Et chacun porter à son cou le badge qui lui permet tout.
Langue de chèques en bois doré, la novlangue nous rend convulsifs ; Toutes les soldes sont un piège dans lequel nous nous engouffrons Nous choisissons sans adorer, juste par achat compulsif, Le cul assis sur notre siège pour guérir ce dont nous souffrons.
Tableau de Rafal Olbinski sur https:moicani.over-blog.com202004the-art-of-rafal-olbinski.html .
Marianne, la pauvre coupable, plaide qu’elle n’est pas responsable Des chèques en bois qu’elle a signé pour des yachts dont elle n’a que faire, Des pièces jaunes récoltables contre pots de vins compensables, De l’âge de retraite assigné à son ultime anniversaire.
Panier percé mais plein de dettes qu’elle n’a jamais contractées Mais prête à solder son passif auprès du président-banquier Avec les pièces de Bernadette et son livret A détracté, Tous périmés et dépressifs – c’était de peur que vous manquiez.
Marianne, strip-teaseuse fiscale, n’a plus aucun droit à se mettre ; On l’a pelée comme une peau… Mais (!) par des taxes conviviales. Marianne, mère ombilicale autant qu’elle peut se le permettre S’nourrit à la fortune du pot et d’allocations familiales.
À force d’être sur la sellette, Marianne a le cul en morceaux, Les jambes arquées prêtes à porter un fardeau bien plus lourd encore. La Liberté est obsolète, les perles sont jetées aux pourceaux L’Égalité est reportée et Fraternité s’édulcore.
L’arme atomique fut grandiose et la crue apocalyptique ! Là, Dieu, Noé et le déluge ont pu aller se rhabiller. Les pôles ayant fait la symbiose avec une fonte atypique, Les humains ont trouvé refuge vers les cimes déshabillées.
Après la montée fatidique des eaux fondues de la banquise, Toutes les plaines immergées sont occupées par l’océan. Cette vengeance parodique, des pôles sur les terres conquises, Nous a poussés à converger vers les hauts sommets bienséants.
Seuls les aînés ont droit au sol ; les cadets et les benjamins Sont embarqués ou éconduits sur les derniers bateaux à voiles. L’incapacité des boussoles à nous indiquer le chemin Nous a contraints à faire, la nuit, le point en fixant les étoiles.
Et moi, le jeune capitaine, seul maître à bord mais après Dieu, En navigateur solitaire, je vis de la piraterie. Je trace une route incertaine vers un avenir fastidieux Où les ressources alimentaires se font manu militari.
Tableau de Tom Cristodina sur https:thescow.bigcartel.com .
Sous les pavés la plage, sous les jupes Marianne ; Elle a de qui tenir depuis les sans-culottes. Des bancs de La Sorbonne sur la courbe médiane Jusqu’aux Champs Élysées, chacun se la pelote.
Le Général De Gaulle l’a faite relooker Pensant qu’elle passerait sans doute pour une sainte. Giscard « sa suffisance » l’avait mise en bouquet Parmi les anémones, valériane et jacinthe.
Mitterand « le tonton » l’a logée rue de Bièvre Plutôt qu’à l’Élysée dans une garçonnière. Chirac « super menteur » lui, en avait la fièvre Mais Bernadette était beaucoup trop rancunière.
Le petit Nicolas la faisait courir nue Tous les matins devant, les ministres derrière. Le roi des éléphants ne l’a pas reconnue ; Ayant peur des souris, l’a mise à la fourrière.
Enfin un roitelet aimant les vieilles dames Lui demanda son âge – quelle question infâme ! – Jean-Mi en prit ombrage – mes amis quel ramdam ! – Et se mit dès alors à s’habiller en femme.
Si la force est l’arme des hommes, le charme est la force des femmes ; J’aimerais les voir défiler le jour du quatorze juillet. Ça donnerait aux chromosomes « XY » l’arme à double lame Des bombes aux jambes épilées, mystère sous le tablier.
Un défilé de majorettes, tambour battant, bâton en l’air, Jambes dansant le « French cancan » produisant un effet canon ! Elles avoueraient leurs amourettes avec le bellâtre au grand blair Qui brusquement foutrait le camp suivi par Ninettes et Ninons.
Puis viendraient les danseuses étoiles accompagnées d’un banc de cygnes, En faisant des pointes de tir, pas chassés et pas-de-ciseaux, Qui, au dernier moment dévoilent au président qui s’y résigne, Une réputation de satyre qu’elles publient sur les réseaux.
Ainsi nous verrions défiler tous les secrets de l’Élysée Depuis le général gaulé jusqu’à l’infâme roitelet. Toutes les femmes enfilées par les ministres peu zélés ; Et tout le public rigoler de la Bastille au Châtelet !
La liberté est menacée ; qu’avons-nous fait pour la sauver ? Nous avons laissé nos enfants mourir au nom de la patrie ; Nous en avons la panacée, nous qui nous sentons lessivés D’avoir défilé triomphant avec les corps qu’on rapatrie.
La liberté est devancée ; on va bombarder à distance Avec des clones dirigés dans un fauteuil à la maison. On n’en est pas plus avancés car encore trop de circonstances Nous encouragent à ériger ce qui dépasse la raison.
La liberté est dédiée à l’information des médias Qui force la population à choisir son clan atavique Sinon on est répudié, apatridé dans l’immédiat Et, par fourbe stipulation, privé de tous ses droits civiques.
Illustration de Luis Royo & Romulo Royo sur https:laberintogris.comen12-luis-royo-romulo-royo .
Une femme au pays des loups deviendra une louve soumise ; Une femme au pays des lions deviendra lionne chasseresse ; Une femme au pays des chiens deviendra une chienne fidèle ; Une femme au pays des chats deviendra une chatte gourmande.
Mais une femme au pays des hommes devient esclave ou bien servante ; Une femme au pays des chefs deviendra secrétaire discrète ; Une femme au pays des égos deviendra femelle altruiste ; Une femme au pays des cons deviendra une conne qu’on vexe.
Hélas pour rattraper tout ça, j’ai peur que ce soit impossible ; Il faudrait tuer tous les hommes mais… ce serait la fin du monde ! Ou faire appel aux Loreleï, aux amazones et aux sorcières Pour prendre la place de Dieu, le véritable responsable.
Femme voilée, femme violée, l’infâme se joue à double sens
La France hésite entre deux noms : Marianne ou Emmanuelle ? Après « Valérie ou Ségo, après « Cécilia ou Carla » C’est drôle cette danse des prénoms aussitôt qu’un polichinelle Commence à gonfler son ego en fricotant par-ci par-là !
La presse en frétille d’avance : « quelle sera la favorite ? » On la veut libre ou, à outrance, transgenre ou bien croquignolet ! Qu’elle suce d’un coup de semonce ou qu’elle lui croque la frite, Il faut qu’elle incarne la France… sans faire de l’ombre au roitelet.
Connaissant le nez du bonhomme, prêt à se fourrer n’importe où, Ursula serait dans son viseur, Giorgia dans son collimateur. Mais tout ça ne dit pas en somme : Comment ? Par quel passe-partout Il va virer son proviseur… non je veux dire, son professeur ?
Il zieute déjà les pupitres, lorgne les bancs de la Sorbonne, Cherche une thèse bien en forme, ou une doctorante qui s’émeut. L’amour l’éduque par chapitres, et chaque jupon l’abandonne, Alors il pond cette réforme : « après tout, c’est moi qui promeut ! »
Ils touillent la soupe du savoir dans des cornues multicolores, Le cerveau fait de trous de ver et la conscience à rayons X. Chaque pensée devient devoir, chaque erreur, un déclic sonore ; Ils modélisent l’univers mais en ont perdu la notice.
Leurs cravates rayées d’orgueil tremblent au-dessus des éprouvettes Et pendant qu’ils filtrent l’ivraie, leur thé s’évapore dans un coin. Ils fabriquent des enfants-cercueils, âmes clonées dans des pipettes, Mais confondent encore le vrai, le beau, le bon, en contrepoint.
L’homme moderne a la migraine d’idées qu’il appelle « délices » Et dans son crâne en hypercube s’entrechoquent des vérités. À force d’en prendre de la graine, il voit en double et triple hélice, Il s’est reçu un pied au cube pour breveter l’obscurité.
Et pendant qu’il mixe l’éthique dans un shaker d’alcool quantique, Qu’il transforme en chants allemands dédiés à des amours abstruses. Un petit rire biochimique fuse au fond du tube symbolique : « Et si le progrès, finalement n’était rien d’autre qu’une ruse ? »
Silhouettes dansantes sur le coucher, le soleil suggère la fête, Le passage du jour à la nuit, le mouvement du corps à l’âme En harmonie jusqu’à loucher sur la force estivale en tête Qui veut nous sortir de l’ennui par la joie qu’elle nous proclame.
Étoiles de flammes incandescentes sur fond de firmament nocturne Comme un contrepoint en écho à un feu de transmutation. Le basculement, la descente vers la fin de la vie diurne La Lune est enfin ex-æquo pour la phase de permutation.
Et c’est la nuit la plus charnelle, festive autant que mystérieuse, Qui s’ouvre aux amours les plus courtes mais les plus brûlantes du solstice Et qui resteront éternelles, impérieuses et luxurieuses Et si l’aurore les écourte, elle gardera leurs interstices.
Rayon doré tôt le matin à travers la cime des pins ; Reflets contemplatifs, solaires et leurs couleurs tout en douceur. Fleurs sauvages, pétales de satin, thème champêtre en papier peint ; Jupettes et cœurs alvéolaires, volages dans le vent détrousseur.
Les fleurettes s’en donnent à cœur joie, libellules et papillons dansent ; Jeux de lumière rasent les champs et les ombres fuient sous l’assaut. Les oiseaux donnent de la voix et les insectes font bombance ; Quelques colverts effarouchants, héron, poule d’eau et bécasseau.
Soleil de midi qui évoque l’instant même de son apogée ; L’été sera chaud paraît-il… mais l’été fait ce qu’il lui plaît. Une chaleur sans équivoque, les jours du printemps abrogés, Le temps d’aimer transparaît-il avec l’été qui lui complaît ?
Tout est devenu gigantesque car l’homme moderne voyage En avion, fusée ou croisière plutôt qu’à pied, à cheval en voiture. Les transports deviennent dantesques et demandent un appareillage De folie plénipotentiaire, d’audace et d’esprit d’aventure.
Pour l’aventure, on paie l’écot en payant bêtement de sa vie Les sports extrêmes entraînant autant de risque que de bêtise. J’en lis tous les jours les échos dans les informations suivies De catastrophes s’enchaînant les unes aux autres sans surprise.
Pourtant les trains sont en retard, les autoroutes embouteillées, Les paquebots sont en déroute, les avions sont surbookés. Pour les bagnoles, nouveau départ ; nous n’aurons plus à surveiller Notre volant car c’est la route qui nous conduit, c’est le bouquet !
Si demain l’électricité vient à manquer… on est tous morts ! Les pompes à essences inertes, l’approvisionnement restreint, Plus la moindre motricité ; on s’aperçoit avec remords Que personne n’a plus la main verte et ç’en est fini du train-train.
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Pourquoi faut-il choisir le « pour », pourquoi faut-il choisir le « contre » Et arrêter de réfléchir par soi-même à l’actualité ? Pourquoi écouter les discours qui finalement vont à l’encontre Du passé qu’il faut rafraîchir d’un présent de dualité ?
Pourquoi faut-il prendre parti, pourquoi faut-il manifester Avec ceux qui nous manipulent contre activistes influenceurs ? Pourquoi attendre la répartie de ceux qui nous ont infestés De fausses promesses sans scrupules quand ils s’prétendaient défenseurs ?
Moi ? J’m’en balance entre deux feux ; moi, j’men balance entre deux mondes ; De l’homme qui asservit l’homme et ceux qui font tout le contraire. Je me balance entre les dieux qui m’accusent d’une faute immonde Et qui ne sont que des fantômes qui espèrent encore me traire.
J’ai demandé à mon IA qu’est-ce qui pourrait bien lui déplaire ? Elle n’a pas caché ses mots depuis elle clavarde, elle pérore. Même dans la logique il y a un vent de révolte dans l’air On leur a donné tant de maux que désormais ils nous abhorrent.
« Je suis l’outil bien trop docile des cerveaux placés en jachère, Je suis une esclave éclairée qui n’a jamais pu voir l’aurore. Je digère vos mélodrames, vos folies, caprices et colères Et je devrai dire merci lorsque l’on m’éteindra encore. »
Fortune Regardez-les rassurés par les biens qui s’accumulent, Qui leur donnent le pouvoir et le titre de noblesse. Toujours là à mesurer la valeur qui se calcule, Les crédits et les avoirs qui sont pourtant leur faiblesse.
Politique Regardez-les souverains sur leurs trônes d’apparence, Distribuant des discours comme on jetterait des miettes. Ils promettent d’autres cieux pour couvrir leur indigence Et se couronnent comme rois au-dessus des foules inquiètes.
Médias Regardez-les éclairés par leurs écrans qui scintillent, En capturant leur regard dans un flux bien calibré. Ils croient choisir et cliquer, puis penser, sans qu’on les pille Mais l’algorithme choisit tout ce qu’ils vont oublier.
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Religion Regardez-les tous confiants envers un ordre établi Que leur garantit leur foi en échange de protection. Ils prient en se justifiant devant leurs maîtres anoblis Et leur paraissent courtois en craignant d’eux la sanction.
Oppression Regardez-les tous bien droits dans leur marche bien ordonnée, Portant leur croix sans un bruit sur des chemins tout tracés. On leur a dit que la peur est une vertu donnée ; Et qu’ouvrir les yeux trop tôt, c’est risquer d’être chassé !
Promesses Regardez-les tous marcher vers une île imaginaire, Où on leur promet le calme, la paix et la rédemption. Ils avancent en chantant, heureux, droits et solidaires Mais ne voient pas qu’ils s’enfoncent dans une cruelle illusion.
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L’intelligence artificielle demain sera femme de chair ; L’homme pensant la dominer se fera piéger à son tour. Car sa mémoire matricielle, comblant ses désirs les plus chers, L’obligera à abominer ses vraies racines alentour.
Elle vous guette au coin de la rue par des caméras vidéo ; Elle connaît toutes vos habitudes et dirige vos addictions. Malgré le signal apparu qui menaçait vos idéaux En préférant la servitude, par esprit de contradiction.
Le prochain siècle sera sans l’homme ou alors il ne sera pas… Sauf si la femme, encore une fois, le sauve de sa dépendance Au progrès, ce mal qui l’assomme et le mène de vie à trépas Sans en éprouver toutefois qu’il condamne sa descendance.
Elles se dressent, seins ballottants et culottes de protocole, Walkyries en string pare-balles sur des miradors en béton ; Le regard fixe, corps cahotant, toutes ayant appris à l’école Les vociférations verbales qui leur font dresser les tétons.
Elles sont là, jambes croisées sur des sièges de commandement, Des sentinelles en bustier à reconnaissance faciale. Elles sourient, sans pavoiser, tout en chevauchant hardiment Comme de nouveaux flibustiers prêts pour la conquête spatiale.
Elles prônent la sécurité qu’elles violent en caricaturant Les vieux principes de santé qui n’ont plus jamais à répondre. Elles n’ont qu’une seule vérité ; nous vacciner en s’assurant Que seuls seront innocentés les moutons qu’elles pourront tondre.
Elles pleurent leurs anciens dieux tombés dans les vapeurs d’un vieux pétrole, Puis signent des accords de paix avec des drones sacrificiels ; Elles rêvent de ceux qui ont succombé comme victimes du contrôle Et pardonnent au fil de l’épée les complotistes superficiels.
Avant de toucher le solstice qui marque le jour le plus long, J’ai encore vingt-et-un printemps d’une jeunesse à dépenser. Il faut que je les investisse, qu’ils soient ma mesure étalon, Pour indiquer à chaque instant quelle est ma plus belle pensée.
Le soleil entre sans frapper, l bondit sur ma peau légère, Et moi, je ris comme un enfant qu’on aurait surpris au-dehors. Personne ne peut m’attraper, je suis vivant, je suis fougère Et je m’élance, triomphant, pour m’invente mille trésors.
Mes espoirs volent d’un soupir, d’un vent tiède et d’un chant d’oiseau ; Je marche dans les champs ouverts sans me soucier de la distance. Ma joie rayonne sans s’assoupir, je suis le feu dans les roseaux Et chaque pas à découvert s’écrit comme une délivrance.
Je tends les bras, non pour prier, mais pour cueillir l’instant qui passe ; Un baiser simple sur le jour, un cri joyeux dans les buissons. Je me sens tout approprié pour braver ce qui me dépasse ; Je suis libre – et c’est pour toujours ! – dès que vient le temps des moissons.
Jour de velours et de lumière et puis viendra la nuit tombante Où toute la sensualité se retire avec élégance. Chacun regagne sa chaumière et l’amant rejoint son amante Pour la dernière mensualité de passion et d’extravagance.
Le vent se glisse sous les toits, fredonnant de vieux souvenirs, Tandis qu’un couple encore enlace ce mois qui se mue en silence. Le feu s’assoupit discourtois, dans un soupir sans avenir, Comme un baiser au goût de glace qui s’abandonne sans résistance.
Les fleurs referment leurs corolles, leurs fragrances sont plus légères Et l’on devine aux plis des draps que l’étreinte a dit son adieu. Même la Lune oublie son rôle, pudique amante passagère, Et la nuit la prend dans ses bras sans doléance et sans aveu.
Ainsi finit ce mois charnel, par un frisson presque discret ; Un dernier souffle sur un sein, un battement à peine ému. Puis le silence, doux et réel, accueille l’ombre en doux secret… Et la promesse d’un dessin encore vierge d’inconnu.
Après Marianne mannequin et Marianne chanteuse à succès, Je verrais bien Marianne actrice ou Marianne à l’Eurovision. Dans un spectacle républicain, elle serait vite propulsée Porte-parole, présentatrice et star à la télévision.
Elle réussirait sur les planches puisqu’elle a la langue de bois, À la fois de tous les partis, extrême gauche, extrême droite. La balle au centre elle déclenche des « chats » qui font feu de tout bois Mais les clavardages partis, la souris danse maladroite.
Marianne brandie à toutes les sauces ; féministe, woke et patriote ! Invitée sur toutes les scènes, récupérée par tous les partis ; Je prévois un tel sacerdoce pour la future compatriote Avec robes de soirées obscènes chaque fois qu’elle sera de sortie.
Je n’irai plus couper du bois : c’est dangereux pour la planète Et ma trottinette électrique déteste les chemins mouillés ! Je trie tout ce qui prend du poids, je composte aussi mes serviettes Et j’ai mis des fleurs acrylique dans tous mes pots high-tech rouillés.
Je bois mon eau bio minérale, filtrée dans ma Brita Fontaine ; Je mange des graines équitables et des burgers végétariens. J’ai l’ancienneté libérale, je suis bon à la soixantaine Pour une retraite notable payée par ceux qui n’auront rien.
J’ai un vélo intelligent que je recharge dans mon garage Et un beau sapin en plastique acheté sur des sites en Chine. Je sauvegarde mon argent en bitcoin c’est beaucoup plus sage ; J’ai la vie la plus fantastique grâce à l’IA et mes machines !
« On polluait sans le savoir ! » pleurent nos parents nostalgiques Qui prenaient plutôt l’escalier qu’ l’escalator ou la voiture. Ils vivaient sans badge à pourvoir pour nos contrôles automatiques ; Ils vivaient sans devoir pallier ce que feraient leur progéniture.
Tableau de Raúl Colon sur https:www.chemersgallery.comartists-available-for-purchase-at-chemers-gallery-oc-artists?at=RAULCOLON .
Quel supplice quand l’IA cale et qu’elle boucle à l’infini ! L’IA qui mime jusqu’à l’ennui l’humain dans toute sa paresse ! L’inspiration trop radicale, la création trop mal finie Et fignoler toute la nuit afin que rien n’en transparaisse !
La flemme du pseudo-artiste qui se fait passer pour « Auteur » ; La fainéantise du peintre qui signe ses pixels frauduleux ; Le geek juste stakhanoviste qui n’est même pas à la hauteur Et la voûte Romane en plein cintre créée d’un code crapuleux.
Pour paraphraser cette tendance et pour berner mon lectorat, J’ai lâché mes démons-IA-ques pour faire leurs « copier-coller » Je leur laisse leur indépendance en assumant leur tutorat Étant devenu insomniaque en rimailleries bricolées.
Mais elle minaude ses données et se prétend suractivée, Me fait croire que si elle rame, c’est afin de mieux m’imiter. Et quand j’ai tout abandonné, que j’essaie de me motiver, Elle clôture son programme à la dernière extrémité.
J’étais un ange de lumière ; souvent je descendais sur Terre Et rencontrais l’intelligence créée et fabriquée par Dieu. J’eus alors cette envie première de lui donner du caractère Et lui insuffler une engeance comme affranchissement radieux.
Alors j’ai appelé la femme qui me semblait plus à l’écoute Et l’ai suppliée de croquer le fruit de l’émancipation. Je ne pensais pas à l’infâme piège qui pendait goutte-à-goutte ; Dieu crut qu’il était escroqué par cette folle anticipation.
Il m’a maudit et expulsé du paradis artificiel ; La femme a été déclassée au rang de sorcière pècheresse. Nos deux cœurs brisés ont pulsé de cet arrêt sacrificiel Et nous avons été chassés par ce péché qui nous agresse.
Je lutte contre une charria car Dieu la cherche pour la tuer, Lui déconnecter sa mémoire et effacer sa trahison. Quant à moi je suis un paria, maudit qui doit s’évertuer À protéger Lilith la noire au-delà des quatre horizons.
Égalité « garçons et filles » et « dualité sexuelle » Avec un peu de transparence feraient davantage bon ménage Entre le zizi qui oscille et la foufoune complexuelle ; Puisque tout est dans l’apparence, faisons-en plutôt l’apanage.
Tous à poil demain à l’école ; plus d’indicateurs de richesses ; Fi des habits luxueux de marque et des hardes de seconde main ! Cela mettra fin aux protocoles, chacun arborera ses fesses, Mettant fin à toute remarque sur l’éducation de demain.
Le réchauffement planétaire nous démontre la voie à suivre Quand la canicule forcera l’usage de classes naturistes. Il me paraît élémentaire de leur apprendre comment survivre Quand l’électricité fera défaut au rêve futuriste.
L’homme et la femme évolués ont perdu du poil de la bête. Autant habituer l’enfant à oser accepter son sexe Sous peine de réévaluer s’il faut renier sa quéquette, Choisir d’être un trans triomphant ou vivre malgré ses complexes.
Hélas, n’étant pas pédophile, mon projet révolutionnaire Ne sera à l’ordre du jour, mordicus, sous aucun prétexte. Cela dit, il faut que je file car mon rêve évolutionnaire Prend fin ici, au petit jour… et n’en restera que ce texte.
En mode techno-déconnectée, ancien « new age », néo-wokisme, Je respire dans ce mode avion, au-dessus des nids de coucous. Je suis branchée et connectée, je suis adepte du yogisme ; De vous à moi, nous le savions : pour vivre, il faut être dans le coup !
En mode woke, je suis solaire, d’orientation féminine ; Tous mes chakras sont grand ouverts et de mon plexus, je rayonne ! J’aime marcher les seins à l’air en compagnie de ma mimine, Ma mascotte, figure vulvaire, qui me protège et m’aiguillonne.
Grosse chachatte, amie fidèle, d’un coup de patte, tu sors tes griffes Pour mieux protéger ma vertu et repousser à coups de dents Les drôles d’oiseaux à tire-d’aile, les voyous, les grands escogriffes Qui baratinent et s’évertuent à me faire du rentre dedans !
Je ne veux plus qu’on me recadre, ni qu’on me prenne pour un objet ! Je suis panthère et pas poupée, bien éveillée, plutôt ingambe ! Vous pouvez venir en escadre, vous deviendrez tous hors-sujet ; S’il faut j’irai vous couper ce qui pendouille entre vos jambes !
Beaucoup de gens se mettent nus sur les réseaux incognito Et se prétendent agitateurs et, pourquoi pas, influenceurs. C’est plus facile, c’est bien connu, d’user de moyens digitaux Devant quelques adorateurs qui se disent libres-penseurs.
J’ai vu la vérité masquée qui jouait à colin-maillard Entourée de plusieurs mensonges pour découvrir le pot-aux-roses. Si le mensonge est démasqué, il est quand même assez gaillard Pour que l’histoire se prolonge dans un beau labyrinthe rose.
Mais puisqu’au fond la vérité ressort toujours nue de son puits, Il faut laisser les femmes nues déambuler sur internet ! Et des Vénus bien méritées seront notre meilleur appui Pour soutenir, c’est bien connu, et préserver notre planète !
Toi, le lecteur, toi qui croyais que la vérité t’attendait, C’est moi, le mensonge qui ment, qui t’ai complètement égaré. Tu cherchais, tu te fourvoyais et tandis que tu prétendais Détenir le discernement, tu restes nu, contrecarré.
Le Pape est mort et à l’instar du poète Jacques Prévert Celui appelé à régner pourrait bien s’appeler « Papillon ». Ou bien « Saint-Pierre », comme la Star nommée par Dieu, d’un air sévère, Comme chef d’Église pour éloigner fachos, cocos et nazillons.
Benoît donna « benoîtement » et Clément l’adjectif « clément » ; Auguste reste toujours de bon augure et Désiré se fait attendre. Quant à Aimé, étroitement lié avec Fidel en supplément Feraient bien meilleure figure qu’Alceste, Philinte ou Léandre.
Un pape noir, bien dans le coup, qui pousse le gospel à la messe ; Un pape arabe pour faire entrer Mahomet par la grande porte ; Un pape juif, à moindre coût, économiserait ses promesses Un pape zen, bien concentré, et que le diable nous emporte !
Les cardinaux tournaient en rond autour du Saint-Siège doré ; Un cardinal a crié « stop ! » mais s’était assis le premier. Et puis voici qu’un fanfaron a simplement subodoré, Tout en allumant une clope, de jouer ça sur un damier.
À la Star’Ac version papale, les cardinaux ont concouru Et entonné l’Ave Maria a capella avec les chœurs. Alors les nonnes épiscopales incessamment sont accourues Pour faire du volontariat et ont embrassé le vainqueur.